fréquemment imité par les bons architectes que notrepays possède. »
Quand on songe qu’il a fallu toutes les forces réuniesdu gouvernement et de l’association, pour parvenir àimplanter sur notre sol les premiers chemins de fer, quine contrariaient qu’une très-minime classe d’intéressés,il est à craindre qu’on ne parvienne que fort tard à faireadopter l’architecture métallurgique : nous ne voyonsqu’un moyen, c’est que les grandes compagnies intéres-sées dans la production du fer donnent l’exemple en pro-posant un prix aux architectes qui trouveront le meilleurplan, la meilleure distribution et le plus beau dessind’une maison d’ouvrier, de bourgeois et de seigneur.
Le temps viendra (et l’on peut le hâter) où personnene croira sa fortune et sa vie en sûreté ailleurs que dansune maison en fer : sûreté contre les tremblements deterre et contre les effractions, facile échauffement pardes conduits de vapeur ou d’air chaud ménagés dans lesmurs et sous les planchers, absence de dégradation,suppression des couvreurs et des plombiers, durée per-pétuelle par la peinture galvanique, élégance et richessedans les façades, et diminution considérable dans lesfrais d’entretien : tels sont les principaux avantages d’unlogement en fer, sans compter que l’on gagnerait toutel’épaisseur des murs de brique, qui, dans les villes, em-porte un huitième de l’espace habitable. Ajoutez à celaque ces maisons seraient faciles à démonter et à trans-porter sur un autre emplacement , et même dans uneautre ville, où les canaux, les chemins de fer vous per-mettraient d’aller planter vos lares. Semblable au pré-voyant escargot, chacun porterait sa maison avec soi ;les Anglais , qui emportent déjà leurs voitures et leurs