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Tome premier.
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îN’eussions-nous rapporté que cela de notre mission,elle n’eût pas été sans fruit pour l’industrie belge . Nousajouterons que toute autre personne n’eût pu se faireadmettre à notre place, dans un atelier soigneusementfermé aux profanes et surtout aux rivaux.

Nous surprendrons peut-être M. Gandillot, par lesdétails que nous allons donner sur une usine que nous n’a-vons eulapermission d’entrevoir qu’en passant; mais il estdes yeux et des mémoires aussi sensibles que la couched’iode du daguerréotype sur laquelle les objets s’impri-ment en quelques minutes. On en jugera par ce quisuit. Nous tâcherons d’être assez clair pour nous fairecomprendre par les hommes du métier qui voudraienttenter l’entreprise.

Un grand fourneau carré, élevé au milieu d’un han-gar , a pour objet de recuire les lames ou maquettes detôle et de chauffer les tubes au blanc soudant avant deles tirer à la filière.

Ces lames de fer ont de 5 à 6 mètres de longueursur 10 à 13 centimètres de largeur et 2 à 5 millimè-tres d’épaisseur. Chauffées sur une moitié de leur lon-gueur, elles sont retirées du four et portées sous uneespèce de mâchoire, mue par la vapeur, et destinée àplier le fer en creux sur la longeur, et d’en rapprochergrossièrement les bords, de manière que la section dece tube informe présente le profil d’une poire ou d’uncœur : c’est une condition de rigueur pour obtenir unbon tube. Cette maquette à demi-fermée est remise aufour par son autre extrémité, qui subit la même opéra-tion'.

La machine à plier les maquettes se compose d’unepièce en fonte d’environ 1 mètre de long, sur laquelle