voter, mais de vivre. Ils se soucient fort peu qu’on lesdérange pour porter un carré de papier dans l’urne duscrutin; mais ils tiennent beaucoup à trouver du painsur la planche.
Telle est l’idée qui devrait guider la législature dansles mesures à prendre pour améliorer la condition del’ouvrier dans les pays de liberté. C’est un bien, sansdoute, que les liens tyranniques qui l’enchainaient sousle régime féodal aient été brisés, mais il est indispen-sable de les remplacer par les liens du devoir et de lamorale, qui se trouvent aujourd’hui tellement relâchés,qu’on ne peut s’empêcher de prévoir une prochaine re-traite des esclaves sur le mont Aventin (1).
Mais abandonnons ce hors-d’œuvre affligeant pourrevenir aux choses charmantes et variées que produit àflots l’atelier de l’ingénieux Dida. A partir du petit mé-nage d’enfants et de la gamelle du soldat jusqu’aux va-ses platinés de la cuisine des rois; depuis la plaque deshako à cinquante centimes jusqu’aux casques fabuleuxdes princes du pays des Mille et une Nuits , tout se faeonne en perfection dans les ateliers dont nous parlons.
M. Dida est le Jappy parisien pour la variété des produits, et le Romagnesi pour le bon goût : il est de plusla ressource des soumissionnaires d’équipements mili-taires de tous les pays.
Quiconque a l’avantage de savoir l’adresse de M. Dida,peut entreprendre les fournitures les plus variées et lesplus difficiles. M. Dida le tirera d’affaire; car il ne seborne pas à vous prêter ses outils comme la plupart des
(1) Il y a un an que ceci est écrit et. déjà cette prédiction a euun commencement de réalisation.