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Tome premier.
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ouvriers auxquels on doit fournir, comme on dit, la be-sogne toute mâchée ; il vous prête aussi son génie, sonexpérience et sa mémoire si riche en procédés, en arti-fices mécaniques de toute espèce. Il sait en un instanttrouver une solution à ce qui semble une impossibilitéà tout autre. Il appelle à son secours, ici le tourd’adresseet là le tour de force. Personne n’estampe sans gravureet ne dore sans or, mieux et à meilleur marché que lui ;les patères, les méduses et les ornements repoussés,tous du goût le plus exquis, découlent de ses atelierscomme d’une corne d’abondance.

Ses matrices sont coulées en fonte par un procédé quilivre son noyau poli, luisant et dur comme de l’acier.Nous n’avons donc pas été surpris de trouver chez luiles matrices des plaques de shakos belges et de la croixde fer.

M. Dida avait exposé des vases en- cuivre rouge em-boutis et plaqués d’argent à l’intérieur : rien n’est pluspropre, plus exempt de vert-de-gris et d’un prix plusmodéré. Il est l’inventeur d’un manche-omnibus, quis’adapte à toutes les casseroles sans les endommager.

M. Dida, après des tentatives extraordinaires, étaitparvenu à former d’une seule pièce toute la batterie decuisine,chaudrons, casseroles, timbales,bouillottes,etc.,le tout sans battage, sans soudure et sans rivure, et aumême prix que l’abominable dinanderie ancienne. Vouscroirez sans doute qu’on lui donna la préférence, et queses efforts et son génie furent récompensés par l’énormeachalandage qu’il était en droit d’espérer : pas du tout.La routine l’emporta ; et, à prix égal, on préféra le pireau mieux.

Cela semble inexplicable, et rien n’est plus vrai cepen-