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Notre mission devant se borner à nous enquérir dudegré d’avancement des différentes branches de l’indus-trie française , on serait peut-être en droit de blâmer lesexcursions latérales que nous nous permettons ; maisnous espérons qu’on nous pardonnera en faveur de l’in-térêt et de la nouveauté dont nous les croyons emprein-tes, ou entachées, selon la disposition d’esprit de noslecteurs.
Nous accepterons, du reste, les critiques et les avisqui pourraient nous parvenir, avec autant de reconnais-sance que nous recevons les éloges que des personneshaut placées dans la science ont bien voulu nous adres-ser.
Il n’y a qu’un moyen de faire apprécier par les gensde l’art, l’état d’avancement des usines qui travaillent lecuivre en France ; c’est de donner les dimensions dequelques pièces capitales exposées par les principauxconcurrents. Car, nous le répétons, on manie infinimentmieux le cuivre en France qu’en Belgique (1). Non pas
(1) Le cuivre se montre en Belgique , dans les provinces duHainaut et du Limbourg , ce qui ne nous empêche pas d’en tirerpour 2,291,000 fr. de l’étranger, auquel nous n’en retournons quepour 726,000 fr., presque tout sous forme de coussinets et au-tres grossiers emplois, qui laissent fort peu de main-d’œuvre dansle pays. ‘
Liège, Verviers, Gand, Charleroi et Bruxelles, possèdent de pe-tites fonderies, de deux ou trois creusets, pour le service de leursateliers de machines; mais nous payons à la France , en cuivre ou-vré, doré, bronzé, vernissé, plus de cinq cent mille francs dont lescinq sixièmes sont le prix de la façon ; d’un autre côté, l’Angleterrenous a fourni en cinq années pour fr. 2,685,179 de flans pour nosmonnaies d’appoint : car nous frappons beaucoup de cuivre, peud’argent et point d’or dans notre unique hôtel des monnaies; ce
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