ments de précision, M. Thémar, de Bruxelles , conseillerde la fabrique d’aiguilles de l’Aigle, en France , y a faitadopter la trempe à l’huile pour les aiguilles; cettefabrique a renoncé à tous les anciens procédés pouradopter ceux de M. Thémar. Nous reviendrons plustard sur cet important sujet.
Il n’y a pas de règle pour arriver à coup sûr au degrévoulu; cela varie d’après la nature des aciers, et il fautune expérience acquise par beaucoup d’essais pour de-venir un habile trempeur.
Cet inconvénient nous a fait chercher et trouver unerègle pour réussir du premier coup, dans la trempe desburins et des pointes sèches pour les graveurs sur pierreset sur métaux ; nous pourrions même dire que cette dé-couverte, qui semble insignifiante, nous a mis à mêmede porter la gravure lithographique à un point de per-fection si voisin de la plus belle taille-douce, que cetitre nous a valu la grande médaille d’or de la So-ciété d’encouragement de Paris , au concours de 1838.Notre procédé consiste à ne chauffer que l’extrémité desburins, et à ne les tremper que lorsque cette extrémitéest arrivée au blanc ; il est certain que l’on obtient dela sorte toutes les nuances de dureté échelonnées sur labarrette; il ne s’agit donc plus que de chercher la plusconvenable, et pour y parvenir on prend une pince ou unmarteau, et l’on casse la barrette, par petits tronçons; lespremiers morceaux se rompent comme du verre et pré-sentent un très-gros grain, qui diminue à mesure que larésistance augmente ; quand on est parvenu à obtenir ungrain très-serré, l’on aiguise son burin sur la meule (1)|,
(1) Les rémouleurs nomades ou gagne-petit savent fort bien