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Tome premier.
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leur communiquer les perfectionnements dont il estl’inventeur; depuis lors tout marcha de mieux enmieux dans leurs ateliers.

A en croire les comptes rendus des journaux de Pa-ris , les aiguilles de l’Aigle ne laissent rien à envier auxaiguilles anglaises. Nous ne demanderions pas mieuxque de le croire, n’était l’entêtement des dames françai-ses qui s’obstinent à charger toutes leurs connaissancespartant pour la Belgique , de leur rapporter en fraudequelques paquets d’aiguilles anglaises qu’on trouve àfort bon compte à Bruxelles . Nous devons seulement lesavertir que les fabriques allemandes contrefont si bienles papiers, les marques et l’empaquetage élégant desAnglais , que tout le monde y est pris comme à la véri-table eau de Cologne de Jean-Marie Farina .

Cependant nous leur enseignerons à distinguer à peuprès lesaiguilles anglaises aux signes suivants : J° la rai-nure est très-courte, et ne se prolonge pas en se perdantjusqu’au milieu de l’aiguille; 2° le trou, ordinairementrond et douci, ne déchire pas le fil; 3° elles sont parfaite-ment droites, et lapointe est exactement dans l’axe; 4° lesbleueurs leur donnent un beau poli en long, sur unemeule d’acier et non sur la meule de pierre que l’ons’obstine à conserver ailleurs. Ce poli en long efface en-tièrement les stries circulaires résultant du poli en rond;8° les aiguilles anglaises sont toujours trempées, de ma-nière à ce que les pointes soient élastiques et les corpsroides ; 6° elles ont un poli noir fort aisé à distinguer dupoli allemand , et ne se courbent jamais.

Rien n’est plus rare qu’un fétu d’acier possédant tou-tes les qualités qui constituent une aiguille de mérite,nousdironsqu’ilest de cespetitsinstruments quidonnent