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loin de faire gagner quelque chose aux aiguilles, enbonté ou en régularité. Du reste, on ne saurait espérerd’établir à l’étranger une manufacture d’aiguilles sansces moyens mécaniques, à moins de se rendre coupabledu rapt d’enfants mineurs sur le terroir qui les produit.
Parlons maintenant de la trempe de M. Thémar, etdécrivons son secret le mieux possible ; car il peut ser-vir à tout autre objet qu’aux aiguilles.
II faut savoir d’abord, qu’une bonne aiguille exigeune trempe à caractère, c’est-à-dire, qui casse plutôtque de plier; mais elle doit résister, et faire ressort dela tête à la pointe pour bien traverser les étoffes épais-ses.
Si l’on considère la difficulté de donner à un petit in-strument de dimensions si variées, un degré de trempeuniforme et capable de remplir toutes les conditionsqu’on en exige, il ne faut pas s’étonner du soin qu’appor-tent les Anglais à se munir d’une qualité d’acier fin ettenace, là où les Allemands n’emploient qu’une sorted’étoffe d’acier mêlée de fer, qui ne peut ni résister, nirecevoir le poli complet, ni une trempe suffisante. Aussirépandent-ils, sous la marque anglaise, des masses d’ai-guilles de toutes formes et dimensions, qui se vendent,il est vrai, à très-bas prix, ce qui ne constitue pas moinsune action déloyale de contrefaçon, dont la répressionserait de la plus haute importance et devrait faire l’objetd’une convention internationale; car ce crime commenceà se glisser en toute sorte de choses.
Voilà pourquoi nous avions proposé d’étendre à tousles pays civilisés la propriété industrielle des inventeurs,avec le droit de poursuivre la contrefaçon devant Jcstribunaux, chez tous les peuples entrés dans cette