585 —
vernemenls eux-mêmes, celle de ne pas mettre un hommed’expérience à la place d’un écolier.
Voici pourquoi notre cylindre fonctionnait avec tantd’avantage. Il portait à sa base deux soupapes faisantcharnière sur le diamètre, et s’ouvrant en ailes de pa-pillon. Nous avions pensé que dès l’instant où quelquespierres seraient entrées, les soupapes ne pourraient pluss’ouvrir pour en laisser pénétrer d’autres. Il en fut toutautrement. C’est qu’en laissant tomber l’instrument dansl’eau qui ôte une forte partie de son poids spécifique àla pierre, les cailloux, repoussés d’ailleurs en haut parle courant d’eau ascendante qui traversait le cylindrede fer creux, au moment de sa chute, permettaient auxsoupapes de s’ouvrir très-librement pour laisser passerd’autres cailloux; de sorte qu’on pourrait, au besoin, l’enremplir presque entièrement.
On voit déjà suffisamment de quoi se compose cetteespèce de cuiller, bonne pour le sable, pour la boue etles cailloux ; mais inutile pour les argiles et autres ter-rains non mobilisés d’avance par d’autres outils labou-reurs. Voici comment nous avons approprié Get in-strument à une infinité d’usages en le changeant enemporte-pièce; c’est-à-dire en le déposant au fond dupuits et en le faisant pénétrer dans le terrain par per-cussion médiate : nous avons attaché un mouton d’unetrentaine de kilogrammes au service de cet emporte-pièce. Ce mouton, percé dans son centre, glisse le longd’une tige de fer de quelques pieds de long, qui se trouvesolidaire avec l’emporte-pièce.
Quand on soulève le mouton, il arrive jusqu’au bou-ton de la tige qui l’empêche de sortir , et retombe surl’emporte-pièce qui s’enfonce à chaque coup, et dont les