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Tome second.
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dises, surtout à Lyon où tout le inonde a sa romaine enpoche, même les cuisinières qui s’en servent pour véri-fier en un clin d’œil le poid du beurre, du poulet, ou dufruit qu’elles achètent.

Lepère associa Itoller à ses travaux pour appliquer sonsystème aux pianos modernes. Il ne pouvait s’adressermieux : le génie sait flairer le génie.

Roller est modeste comme un homme qui sait, et il estle juge le plus sévère de ses propres œuvres. Nous avonsvu deux de ses pianos, l’un à queue, à deux cordes ; etl’autre vertical unicorde, muni de ses appareils. Ayantété discordés à dessein, nous avons vu une dame etune jeune demoiselle remettre les aiguilles sur leurspoints de repère, et l’accord redevenir parfait :

Voilà sans doute une jolie découverte qui fera époquedans l'histoire des instruments à corde, quel que soit lesort qui l’attende.

M. Chailliot fils s’occupe de l’appliquer à ses harpes;s’il nous délivre ainsi des ennuis de l’accordage, Dieu soit loué! car nous n’avons plus l’oreille turque (1).

Nous pensons que l’on n’obtiendra un résultat com-plet de ces régulateurs qu’aulant que le piano sera tendude cordes homogènes en fer ou en acier, sans cuivre nilaiton : car ces différents métaux, s’impressionnant di-versement sous la même température, il doit en résulter-des variations inégales. Mais avec des cordes de même

(1) On conte qu’un envoyé turc sous l’empire , assistant pour lapremière fois à l’opéra, prêta la plus grande attention au charivarique font les musiciens pour se mettre d’accord. Vient ensuite l’ou-verture après laquelle on demande au Turc comment il trouve cemorceau : Je préfère le premier, dit-il.