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Tome second.
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a la louange des Anglais , qu’une fois qu’ils ont adoptéun magasin ils y restent fidèles. Pleyel a eu jusqu’à 200pianos en location, à 20 fr. par mois, ce qui lui donnaitune recette mensuelle de 4,000 fr. ; avec un revenupareil, on peut attendre les événements ; ils lui furentd ailleurs très-favorables ; Camille Pleyel , son fils, s’étantrendu à Londres , y apprit ce qui manquait à son père,et revint avec Kalkbrenner accompagné d’excellents ou-vriers et muni de sommes suffisantes pour fonder à Pa-ris une manufacture sur l’échelle des Broadivood et des

Tomkmon.

Il est impossible de mieux copier qu’il ne le fit, mais*1 ‘1 eu sa velléité d’inventeur, et nous a donné le pianoHnicorde et ses tables d’harmonie doublées en acajoufiites sans pores : véritable hérésie d’acoustique dont ilne parle plus aujourd’hui.

M. Pleyel, par son activité et sa haute intelligence,a fini par établir la fabrique la plus considérable deFrance ; il occupe 300 ouvriers et fait 1,000 pianos paran. Ses produits sont remarquables par la solidité, parl’égalité et la qualité moelleuse des sons; il a fait con-struire un atelier rue Rochechouart, entièrement appro-prié aux convenances de son industrie.

M. Pleyel a osé, celte année, lever l’étendard de la ré-bellion et secouer le joug des professeurs de musique,il ne vend plus qu’à prix fixe. Si celte résolution eût été[irise de concert par les quatre premiers manufactu-riers de Paris , la révolte serait devenue générale et lafacture eût conquis sa liberté.

Mais on craignait généralement qu’il n’eût fort à souf-frir, seul contre tous. Cependant les dernières nouvel-les qui nous arrivent, annoncent une amélioration dans