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de beaux sons cloués comme la voix humaine du cre-scendo, du sostenuto el du decrescendo. 11 y a 91 boutonsau service de la main gauche; la droite manie un pistonen guise d’archet. Ce piston à double effet parcourt lecorps de l’instrument en comprimant l’air dans l’un etl’autre sens.
La qualité de son du mélophon est admirable : c’esltantôt la vigueur et le mordant du violoncelle, tantôt lebrillant de la clarinette ou la douceur de la flûte. Celinstrument se prête à tous les mouvements et à toutesles nuances. 11 double les tons par une touche placéesous le pouce et permet de faire des accords de toute es-pèce. Il possède à la fois les avantages des instrumentsà archet et ceux des instruments à vent. Sa diction estHère et franche ; il dominait l’orchestre de Musard entreles mains de l’inventeur qui est encore le seul en pos-session de le faire et de le jouer.
M. Leclercq garde son secret et ne le livrera qu’aprèsavoir recueilli un certain nombre de commandes.
Nous croyons avoir deviné que cette invention n’estautre chose que l'application d’une découverte présen-tée à l'Académie , il y a 3 ou 4 ans, dans son état de sim-plicité native. Ce sont des cordes à boyaux assez cour-tes, tendues sur des fentes; l’air qui s’échappe par cesfentes met les cordes en vibration. Les touches serventà raccourcir les cordes et font l’office des doigts sur leviolon. Il y a là quelque chose de la harpe éolienne.Quoi qu’il en soit, le mélophon est un bel et bon instru-ment qui deviendra fort en vogue dès qu’il sera livréau commerce (I).
(1) I.e physicien V> liealslone, qui a pris une patente en Angle -