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Tome second.
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Du reste nous avions encore été devancés par les(Illinois , qui depuis des temps très-anciens se sont em-parés des effluves de gaz carboné qui se dégagent despuits forés dans les terrains houillers, et qu’ils con-duisent à l’aide de tuyaux de bambous jusque sousles •chaudières de leurs sauneries. Les paysans fontcuire leurs aliments en pratiquant sur ces tubes destrous qu’ils garnissent d’argile pour garantir le boisde la combustion. Cela se trouve relaté par d’anciensvoyageurs hollandais, confirmé ensuite par plusieursjésuites, et en dernier lieu par le missionnaire français Imbert qui a visité ces contrées en 1827.

À Bakou sur la mer Caspienne , dans l’ancienne pa-trie des Guèbres, le gaz carboné s’échappe de terre ensi grande quantité, que les habitants n’ont pas d’autrecombustible ; il leur suffît de faire une cavité dans lesable, de poser leur marmite dessus et de mettre le feuau gaz qui s’y rassemble; les tisserands même s’éclai-rent à l’aide d’un bambou planté dans l’aire garnied’argile de leur cabane, à droite et à gauche de leurmétier, toujours avec le soin de garnir de terre glaisel’extrémité des bambous d’éclairage; c’est aussi avec untampon d’argile qu’ils éteignent cette lumière écono-mique (1).

(1) En 1667, Th. Shirley fit à la Société royale de Londres , unrapport sur la source enflammée (burning-well) du Lancashirc.En 1739, le docteur dayton fit quelques expériences de laboratoirepour remplir des vessies de gaz qu’il faisait brûler ; mais en 1618,le docteur Jean Tardin de Tournon avait déjà publié un volumesur la fontaine qui brûle près de Grenoble . Il paraîtrait même queTardin a distillé de la houille, puisqu’il explique pourquoi elle nepeut s'enflammer elle-même dans la terre ; il serait donc le plusancien inventeur en date.