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Tome second.
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En lisant ceci, bien des gens s’imagineront peut-êtreque nous nous amusons à leur faire des contes, et noustraiteront sans doute d’utopiste, comme certain hono-rable auquel nous affirmions avoir vu, en 1834, deschemins de fer en Angleterre, et qui nous répondit :A beau mentir qui vient de loin.

S’il n’y a pas d’inconvénient à savoir des choses quine sont pas généralement vulgarisées, il n’est pas sansdanger de les répéter, car on se fait des contempteursde tous les ignorants; mais s'il n’était pas permis de lesbraver, les sciences resteraient stationnaires.

Que vont penser ceux qui doutent de la réalité de cesmerveilles étrangères, quand nous leur dirons qu’il enexiste de semblables chez nous et que nous ne savonspas les utiliser?

A Wasme, auprès de Mons , le gaz pendant les séche-resses s’échappe du sol en si grande abondance, qu’ilsuffit d’approcher une flamme des fissures du terrainpour voir serpenter le feu tout autour de soi.

Un ouvrier nommé Brohet nous a raconté qu’ayantainsi creusé sur une des places du village un trou dequelques pieds qu’il recouvrit de planches et calfatad’argile, il y ajusta un canon de fusil à travers lequels’échappait le gaz rassemblé dans la cavité, il alluma cegaz et produisit de la sorte un luminaire économique,au grand ébahissement de toute la commune.

On voit qu’avec très-peu de frais on pourrait éclaireret chauffer ce village; mais la houille y est à si bas prixqu’on ne songe pas à se servir du gaz dont nous par-lons (f). Nous ne douions pas qu’en creusant des puits

(1) Nous sommes porté à croire qu’il existe des effluves de gazRAPPOllT. 2 . 15