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Tome second.
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1er le papier de sou haleine, avant de l’appliquer sur lapierre.

Veut-on transporter l’épreuve sur une tabatière debois ou sur un écran, on humecte le derrière du papieravec la langue et on l’applique sur le bois verni ou non,la gravure s’y attache en appuyant seulement avec lapaume de la main; un léger surcroît d’humidité faitdétacher le papier : quelques couches de vernis copalà l’essence ou à l’esprit, et le tour est fait. Liège et Spafabriquent de la sorte des millions de jolies tabatièresde platane qui se répandent sur toute la terre en con-currence avec les tabatières d’Écosse (1) et d’Allema-gne .

Le bois de platane, immergé pendant quelque tempsdans la fontaine du Pouhon, acquiert cette jolie teintegrise qu’on lui connaît.

Les transports sur faïence et porcelaine se font de lamême manière; mais il faut, au lieu de noir de fumée,

(1) Nous devons tâcher de faire comprendre à nos artistes spa-(ois comment les Écossais exécutent leur admirable charnière sanscheville, qui fait le désespoir des contrefacteurs, car il s’agit defaire le contenu plus grand que le contenant.

Tout le mystère consiste à refouler, par la pression, les petitescalottes saillantes, réservées dans la charnière du couvercle, quidoivent entrer dans les calottes creuses de la charnière de la boite.Ouand le tout est en place et que la tabatière est fermée , il suffitd’humcctcr la charnière, le bois se gonfle et les calottes refouléesreprennent leurs dimensions premières, de manière à ne pouvoirjamais se séparer. Quand cet artifice sera connu de nos ébénisleset lablettiers , ils y trouveront une foule d’applications pour toutesles portes et fermetures de meubles, et peut-être pour les portesd’appartement qui ne crieraient plus comme avec des charnièresen fer.