est de toute nécessité, puisqu’une erreur de principereligieux ou social peut amener les plus grandes pertur-bations, tandis qu’une erreur technologique va toujoursinfailliblement se briser contre les principes inébran-lables de la physique et de la géométrie, non sansamener quelquefois des découvertes réelles à la placedes hérésies que l’on s’occupe à réfuter (1).
(1) C’est ainsi qu’en combattant la proposition de Mongèry surla possibilité de faire de très-longues fusées à la Congrèvc qui por-teraient à plusieurs lieues, nous avons trouvé le moyen de passerle détroit de Calais en 10 minutes, en plaçant ces longues fuséesau fond d’une petite barque insubmersible qui volerait sur lesflots, chassée par la réaction de la poudre fusante.
Un seul homme tenant en main le gouvernail et lié à la barquesuffirait pour le transport des dépêches.
Remarqucz-bicn que toutes les culbutes qui pourraient arri-ver n’empêcheraient ni la barque ni son capitaine de se retrouversur leur séant; puisque la première condition de la nacelle seraitd’être insubmersible comme les canots de sauvetage.
Le tube des fusées serait assez épais pour résister au feu et auxexplosions partielles. Ce tube immergé dans l’eau ne pourrait d’ail-leurs s’échauffer au rouge ; la matière inflammable de la chargepourrait être tenue moins vive dans les fusées aquatiques que dansles fusées aériennes.
On aurait en outre l’avantage de pouvoir mettre en panne, enpposant au jet un appareil attaché à la barque, de manière à an-nuler la réaction par l’action.