POST-FACE
QU’ON PEUT SE DISPENSER DE LIRE.
... Quid legeris ? Mutato nomme de meFabula narratur...
11 serait impossible de persuader aux lecteurs d’aujourd’hui que lapréface de l’éditeur d’autrefois ii’était pas l’œuvre de l’auteur; surtoutdepuis que nos éditeurs modernes ne savent guère plus que lire leurscorrespondances et rédiger leurs factures. C’était cependant une assezbonne manière de se brûler un grain d’encens, que de faire tenir l’en-censoir par un compère.
Cet artifice nous est malheureusement interdit, attendu que nous som-mes notre propre éditeur, et qui plus est,notre libraire (mauvais librairesi jamais il en fut); mais nous n’entendons pas nous priver du droit deréimprimer la partie la plus harmonieuse des sérénades qu’une centainede journaux nous ont données.
Nous avons acquis d’ailleurs assez chèrement le droit d’opposer letémoignage des hommes les plus distingués aux sifflets des cri-cris lit-téraires, qui se sont attachés si longtemps à la roue de notre humblebrouette industrielle.