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Les corps simples sont divise's en deux grandes sériés : la pre-mière, comprend l’oxygène, l’hydrogène, le carbone, le bore, le si-lieiuin, le phosphore, le soufre, le sélénium, le eldore, le brome,l’iode, le fluor, l’azote. Ces corps ont pour caractères communsde conduire mal la chaleur et l’électricité ; on les désigne sous lenom de métalloïdes. Tous les autres, au contraire, conduisent bienla chaleur et l’electricité; on les appelle métaux. On remarqueque généralement les métalloïdes s’unissent bien aux métaux, etqu’ils sont électro-négatifs par rapport à ces derniers.
NOMENCLATURE CHIMIQUE.— La nomenclature chimique ac-tuellement adoptée est une œuvre admirable qui ne date que de lalin du xvm e siècle. Les noms anciennement employés pour dési-gner les produits chimiques, étaient enfantés par le caprice : cha-cun donnait au composé qu’il découvrait, le nom que son imagi-nation lui suggérait, et très-peu d’entre eux avaient unesignification appropriée à la nature des corps qu’ils devaientfaireconnaître ; les apparences physiques les plus légères suffisaientpour légitimer le choix des noms. Ainsi il y avait des fleurs d’an-timoine, de zinc, de benjoin ; des beurres d’antimoine, d’étain ;des huiles de vitriol, de tartre par défaillance ; et rien ne ressem-ble moins à des fleurs, à des beurres ou des huiles, que ces diversproduits. Outre la bizarrerie de ces noms, un inconvénient beau-coup plus grave était le nombre considérable des synonymies,qui s’accroissait continuellement, et qui produisait une véritableconfusion des langues. Ainsi le produit que nous connaissons sousle nom de sulfate de potasse, se nommait tantôt arcanum duplica-tum, tantôt sel duobus, tantôt enfin sel polychreste de Glaser. Onpeut juger, par la singularité de ces divers noms, de ce qu’étaitl’ancien langage chimique, et des difficultés que devaient éprouverles élèves et les professeurs pour retenir une synonymie aussicompliquée.
La nomenclature actuelle est un chef-d’œuvre de clarté ; ellerepose sur un petit nombre déréglés bien précises. Son adoptionacertainement contribuéaux progrès que la chimie a faits depuis undemi-siècle. On conçoit sans peine qu’un langage analytique aussprécis, qui n’admet rien d’arbitraire, qui, non seulement s'adapteaux faits connus, mais prévoit pour ainsi dire les découvertes àvenir, a dû, en servant de lien commun aux savants de tous les pays,contribuer à rendre plus faciles leurs rapports mutuels. L’idée pre-mière de la nomenclature appartient;! Guyton de Morveau , qui pré-senta son projeta l’Académie des sciences. Cette société désigna La-voisier, Bcrthollet et Fourcroy , pour l’examiner. La nomenclatureméthodique qui parut en 1787 fut l’œuvre commune de ces quatre