équivalents CHIMIQUES. 15
tités les plus fortes sont des multiples de la plus faible. En effet,la première contient 100 d’azote et 50 d’oxygène ; la deuxième,pour la même quantité d’azote, contient 100 d’oxygène ; la troi-sième, 150; la quatrième, 200; la cinquième 250 ; d’où l’on peutvoir que les rapports sont entre eux comme les nombres 1, 2, 3,4, 5, etc.; que chaque nombre est un multiple par un nombre en-tier du plus faible. Si la loi était fausse, l’analyse aurait démontré,dans d’autres composés, des combinaisons dans lesquelles ce neseraient plus 100 d’un corps et 50 d’un autre, qui seraient entrésen combinaison ; mais bien 100 de l’un, et 41, ou 45, ou 48, etc.,de l'autre; or, c’est ce qui n’est pas.
11 arrive cependant ([ue le rapport trouvé est de 1 à 1 1 / 2 , oude 2 à 2; mais ces cas rares permettent de penser que l’on neconnaît pas tous les composés que peuvent former les corps quel’on considère.
A l’appui ce que nous venons d’avancer, on peut citer une foulede résultats; mais quelques-uns seulement suffiront.
protoxyde d’étain est formé (1e
O
O
«ri
de radical —j— 43,6 d’oxygène.
bioxyde
100
+ 27,2 -
protoxyde de cuivre
100
+ 12,03 —
bioxyde
100
+ 25,27 —
quadroxyde
100
+ 50,55, clc.
La loi précédente s’applique non seulement aux combinaisonsdes atomes élémentaires , mais encore aux combinaisons des ato-mes composés, comme on le voit dans cet exemple :
Base. Acide.
Sulfate de protoxyde de potassium = 117,98-1- 100.
Bisulfate de protoxyde de potassium = 117,98 + 200.
Il faut néanmoins noter ici quelques exceptions. Par exemple :l’eau s’unit en toutes proportions avec les corps solubles ; maisy a-t-il ici combinaison ? De même les métaux semblent produireentre eux une multitude de combinaisons binaires ; mais on peuttrès-bien considérer ces rapports anormaux comme résultant demélanges de combinaisons définies.
EQUIVALENTS. NOMBRES PROPORTIONNELS.—Si l’on vientà comparer plusieurs séries de combinaisons ayant toutes lemême radical et une composition correspondante, on arrive à cerésultat très-remarquable : que, pour la même quantité en poidsde radical, les quantités pondérables de l’autre corps sont extrê-mement variables. Ces quantités, comparées toutes à un nombreconnu, celui de l’oxygène, portent le nom il’ équivalents, ou pro-portions chimiques. Par exemple;