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Chimie / A. Bouchardat
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23
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AIR ATMOSPHÉRIQUE .

23

Magnésium

Mg

12

Manganèse

Mil

28

Fer

Fc

27

Yltrium

Y

32

Chrême

Cr

28

Cérium

Ce

46

Thorium

Th

60

Vanadium

Vn

68

Uranium

U

60

Glucinium

G1

26

Tungstène

Tu

96

Aluminium

Al

14

Molybdène

Mo

48

AIR ATMOSPHÉRIQUE. — Principes qui le composent. — Ondésigne communément sous le nom (l’atmosphère, la masse entièrede l’air qui entoure la terre, et forme partout une couche d’uneépaisseur considérable, dans laquelle viennent se réunir toutesles substances qui se volatilisent à la surface du globe.

Nous avons étudié précédemment dans la partie Physique de cecours, particulièrement aux pages AA, 181, les propriétés physi-ques de l’air. Nous rappellerons seulement ici que l’air est unlluide invisible, transparent, inodore, insipide, compressible ettrès-élastique. Un litre d’air à la température de 0 et à la pressionde 0 mètre 70, pèse 1 gram. 2991. C’est à l’air pris pour unité quel’on compare le poids de tous les autres gaz. L’air, comme tousles gaz permanents, est soumis à la loi de Mariotte, c’est-à-dire,qu’il se resserre en raison du poids qui le comprime, ou, ce quirevient au même, que le volume qu’il occupe est en raison inversede la pression qu’il éprouve. 11 est mauvais conducteur de l'électri-cité, à moins qu’il ne soit humide. La pesanteur de l’air, d’abordsoupçonnée, fut découverte par Galilée en 1010, et mise hors dedoute par Pascal et Torricelli . Ce fut en 1630 que Jean Rey publiades expériences qui prouvèrent que l’air contenait un corpssusceptible de se fixer sur l’étain pendant sa calcination, et d’enaugmenter le poids.

Exposé à la plus forte chaleur ou au plus grand froid, l’airn’éprouve aucune altération. Sa puissance réfractive, à laquellecelle de tous les autres gaz est comparée, = 1. Soumis à un cou-rant d’t tincelles électriques, il n’est altéré que lorsqu’il contientune certaine quantité d’eau ou une matière alcaline ; alors il seforme de l’acide nitrique, ce qui explique pourquoi les pluiesd’orage contiennent souvent cet acide.

Cet air, que nous connaissons dans ses propriétés physiques,n’est point un élément, comme le pensaient les anciens. La com-position de l’air n’a été connue que vers l’année 1774. C’est àLavoisier, né à Paris en 1743 , que l’on doit cette découverte à