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même point, et prenaient par conséquent l’air dans la mêmecouche.
» Avant d’arriver sur le cuivre qui devait lui enlever son oxy-gène, l’air se dépouillait d’abord d’acide carbonique en passant ■dans des appareils remplis de potasse liquide très-concentrée, 'puis d’eau en traversant des tubes garnis d’acide sulfurique con-centré et pur.
„ Nous n’avons tenu nul compte des traces d’hydrogène car-boné qui existent dans l’atmosphère. -
La moyenne des six analyses de MM. Dumas et Boussingault,constate que la composition de l’air n’a point changé depuis lesessais emliométriques faits il y a 35 ans par MM. Gay-Lussac et deHumboldt. La différence de0,01 sur le volume de l’oxygène, tientà la moindre perfection des moyens employés à cette époque. MM.Dumas et Boussingault ont en outre déterminé de nouveau, avec leplus grand soin, les densités de l’oxygène et de l’azote, afin depouvoir convertir les poids des gaz en volumes. La compositionde l’air athmosphérique normal est la suivante :
En volume. Eu poids.
Oxygène. 20,8 23,0
Azote. 79,2 77,0
100,0 100,0
Depuis long-temps le docteur Dalton avait soutenu que la pro-portion d’azote devait s’accroître à mesure qu’on s’élève dans l’at-1mosphère. Le calcul avait conduit M. Babinet à des conclusions ‘analogues; mais les analyses faites en Amérique par M. Boussin-gault à des hauteurs considérables, et celles de M. Bruner au Jsommet du Faulhorn, étaient en désaccord avec les inductions de |MM. Dalton et Babinet. !'
Pour résoudre la question d’une manière définitive, M. Dumas 'confia à M. Martins douze ballons de la capacité de 11 litres cha-cun. Le vide fut fait à Paris dans Chacun de ces ballons à 4 ou 5millimètres près ; le col de chacun d’eux, fermé par un robinet,fut recouvert d’une coiffe en caout-chouc fort épaisse. À des épo-ques convenues il recueillait l’air au sommet du Faulhorn, à 2072mètres au-dessus de la mer, tandis que M. Dumas analysait celuide Paris, etM. Brunner celui de Berne , à 540 mètres sur la mer.Avant de recueillir l’air, M. Martins vériiiait avec M. Bravais si lesballons avaient gardé le vide, en les faisant communiquer avecun tube plongeant dans un flacon plein de mercure. Le mercure s’yélevait sous l’influence de la pression, et il comparait la longueurde la colonne à celle d’un bon baromètre à cuvette. Ces essaisprouvèrent que les ballons avaient gardé le vide.