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blés, y ont l'ait renoncer, et l’on a employé les deux gaz séparé-ment ; seulement on les emflamme à la sortie d’un robinet com-mun et à double enveloppe. On peut rendre cette expérienceencore plus facile, en se contentant de faire passer un courantrapide d’oxygène dans la flamme d’une lampe à alcool ; la tempé-rature ainsi obtenue suffit pour produire tous les effets quedonne la combustion de l’hydrogène.
THÉORIE DE LA COMBUSTION. — La théorie de la com-bustion a toujours été la base des doctrines chimiques. Jetonsun coup d’œil sur les différentes hypothèses qui ont servi àl’expliquer.
Théorie du phlogistique. — Stalh dit que tous les corps com-bustibles contenaient une substance particulière, qu’il nommephlogistique, laquelle en se dégageant produisait la combustion ;mais Lavoisier prouva que la destruction de la combustibilité,au lieu d’être accompagnée de la perte de quelques substances,consistait dans une combinaison avec un corps pondérable,l’oxygène.
Théorie antiphlogistique. — Lavoisier expliquait le phénomènede l’ignition, en disant que le gaz oxygène,' en entranÇdans lescombinaisons , perdait son calorique latent, et que de là résultaitle dégagement de la chaleur ; mais examinons la combustion dugaz hydrogène et la formation de l’eau, et voyons si cette opinionpeut se soutenir.
La chaleur spécifique de 100 parties d’eau peut être représen-tée par 100 ; la chaleur spécitique de l’eau étant prise pour unité,celle de l’oxygène est (le 0,361, celle du gaz hydrogène estde 3,2936. Il y a dans 100 parties d’eau 11,1 parties d’hydrogène,dont la chaleur spécifique peut être représentée par 36,55 , et88,9 parties d’oxygène dont la chaleur spécifique est de 20,99;en ajoutant ces deux nombres on a 57,54 pour la chaleur spéci-fique du mélange de gaz hydrogène et de gaz oxygène nécessairespour produire 100 parties d’eau ; mais la chaleur spécifique decette eau liquide est 100, c’est-à-dire, 42,46 de plus que cellede ses deux éléments. L’énorme quantité de calorique dégagépendant la combustion du gaz hydrogène ne vient donc pas d’unchangement de chaleur spécifique, car il devrait y avoir refroi-dissement ; elle n’est point due non plus au dégagement du calo-rique qui donne la forme gazeuse à l’oxygène et à l’hydrogène,puisque l’eau, au moment où elle est formée, produit une vapeurbeaucoup plus dilatée que ses éléments gazeux ; il faut donc cher-cher ailleurs la cause du dégagement de calorique.
Théorie électro-chimique. — Depuis la découverte de la pile et