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meme avant cette époque, on a soupçonné entre les forces élec-triques et les forces chimiques une analogie que la plupart desexpériences sont venues confirmer. Quand on a vu que , toutesles fois que deux électricités de nom contraire se combinaient,il y avait dégagement de calorique et de lumière ; que, toutesles fois que deux corps se combinaient, il y avait égalementneutralisation et dégagement de calorique et de lumière, l’ana-logie était frappante ; et quand on observa que sous l’influencede deux sources d’électricité de nom contraire, tous les corpscomposés se trouvaient détruits et ramenés a leurs éléments, onne put s’empêcher d’admettre qu’il est probable que les forceschimiques et les forces électriques sont identiques. L’explicationla plus probable de la combustion et des phénomènes qui en dé-pendent est alors la suivante : Dans toute combinaison chimiqueil y a neutralisation des électricités opposées ; cette neutralisa-tion produit le feu de la même manière quelle le produit dansla décharge de la bouteille de Leyde , de la pile et du tonnerre.
DE LA RESPIRATION. — On sait que la respiration s’effectuechez l'homme et chez la plupart des animaux dans un organeappelé les poumons. La respiration consiste essentiellement dansl’aspiration d’une certaine quantité d’air qui entre dans les pou-mons et qui en est ensuite expulsée ; ces deux opérations s’exé-cutent à l’aide de mouvements alternatifs de muscles dont l’actionest continue. Aussitôt qu’elles sont suspendues, même pendantun temps très-court, l’animal succombes’effectuer dans un milieuprivé d’air'; elle s’arrêtemême bientôt si la quantitéde cet air est trop petite, ousi ce gaz est trop raréfié;pour le prouver on place unoiseau plein de vie sous lerécipient A de la machinepneumatique (iig. 8), qu’onrecouvre d’une cloche her-métiquement close. Dèsqu’on a enlevé une partiede l’air renfermé dans lerécipient, l’oiseau s’affaiblitbien vite, bat des ailes, tom-be épuisé, fait des inspira-tions lréquentcs, et ne tarde
pas à succomber si on ne lui rend pas de l’air. Aucun autre gaz
La respiration ne peutFig. 8.