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Chimie / A. Bouchardat
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43
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HYDROGENE. 43

» En considérant des rapports si heureux, on serait quelquefoistenté de croire qu’en effet les anciens avaient pénétré plus avantque nous ne le pensons, dans le sanctuaire des connaissances, etque la fable, comme quelques auteurs 1 ont pensé, n’est qu’uneallégorie sous laquelle ils cachaient les vérités de la m, decine etde la physique. »

g II. Des métalloïdes.

Différences qui existent entre les métalloïdes et les métaux. —Les métalloïdes sont au nombre de treize, savoir : l’oxygène,l’hydrogène, le bore, le silicium, le carbone, le phosphore, lesoufre, le sélénium, l’iode, le brome, le chlore, le fluor et l’azote.Nous étudierons ces corps dans le même ordre qu’ils se trouventclassés, parce qu’ils sont placés d’après leur degré d’afünité pourl’oxygène. Ils ont tous pour caractères principaux d’être électro-négatifs par rapport aux métaux, de conduire moins facilementle calorique et l’électricité, et surtout de former plus particuliè-rement des acides, pendant que les métaux forment le plus sou-vent des bases. — Nous avons parlé de l’oxygène dans le § précé-dent, nous n’y reviendrons pas.

HYDROGÈNE. ( Air inflammable.) —Il est très-répandu dansla nature; uni à l’oxygène., il constitue l’eau ; uni au carbone et àl’oxygène , il constitue les matières végétales; enfin uni à l’azote,au carbone et à l’oxygène, il constitue les matières animales; àl’état de pureté il est toujours gazeux.

L’hydrogène est incolore, inodore et insipide ; sa pesanteurspécifique, très-faible = 0,0688 , ce qui permet de le transvaserfacilement; sa puissance réfractive très-considérable=6,61436,ce qui est en rapport avec sa grande affinité pour l’oxygène, et,par conséquent, avec sa grande combustibilité. Il éteint tous lescorps en combustion ; il est impropre à la respiration, quoiquen’étant pas délétère. De tous les métalloïdes il est le plus électro-positif.

11 résulte de ccs propriétés qu’il doit s’unir facilement avecl’oxygène ; en effet, à chaud ou au moyen d’une étincelle électri-que, ces deux gaz, placés dans un eudiomètre (lig. 9), se combi-nent pour donner naissance à de l’eau. Cette combinaison se faitentre deux volumes d’hydrogène et un d’oxygène, ou eu poids11,10 du premier, et 88,90 du second. La combinaison, par l’é-tincelle électrique, s’opère avec dégagement de calorique et delumière en même temps qu’une détonation plus ou moins vive alieu.

Il est facile de se rendre compte de ccttc détonation : en effet,