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lemcnt employée. Lavoisier périt le 8 niai 1794, à l’âge de cinqualité ans.
Je crois être agréable à mes lecteurs, en rapportant le beaupassage sur la chaleur des animaux, extrait des mémoires de ,
Lavoisier . « En partant des connaissances acquises, et en
nous réduisant à des idées simples que chacun puisse facilement [saisir, nous dirons d’abord que la respiration n’est qu’une com- 'bustion lente de carbone et d’hydrogène, qui est semblable en ttout à celle qui s’opère dans une lampe ou dans une bougie qui ibrfdc, et que, sous ce point de vue, les animaux qui respirent sont "de véritables corps combustibles qui brûlent et se consument.
» Dans la respiration, comme dans la combustion, c’est l’air del’atmosphère qui fournit l’oxygène et le calorique; mais connuedans la respiration c’est la substance même de l’animal, c’est lesang qui fournit le combustible ; si les animaux ne réparaientpas habituellement par les aliments, ce qu’ils perdent par la res-piration, l’huile manquerait bientôt à la lampe, et l’animal périraitcomme une lampe qui s’éteint lorsqu’elle manque de nourriture.
” Les preuves de cette identité d'effets entre la respiration etla combustion de l’huile se déduisent immédiatement de l’e.xp:'*ricnce. En effet, l’air qui a servi à la respiration ne contient plus,à la sortie du poumon, la même quantité d’oxygène; il renfermenon seulement du gaz acide carbonique, mais encore beaucoup;plus d’eau qu’il n’en contenait avant l’inspiration ; or, comme]l’air vital ne peut se convertir en gaz acide carbonique que paijune addition de carbone ; comme il ne peut se convertir en eau [que par une addition d’hydrogène; comme cette double eoinlii-5liaison ne peut s’opérer sans que l’air vital ne perde une partiede son calorique spécifique, il en résulte que l’effet de la respi-ration est d’extraire du sang une portion de carbone et d’hydro-gène, et d’y déposer à la place une portion de son caloriquespécifique, qui, pendant la circulation, se distribue avec le sangdans toutes les parties de l’économie animale, et entretient cettetempérature à peu près constante que l’on observe dans tous lesanimaux qui respirent.
» On dirait que cette analogie qui existe entre la respiration et lacombustion, n’avait point échappé aux poètes, ou plutôt ansphilosophes de l’antiquité, dont ils étaient les interprètes et lesorganes. Ce feu dérobé du ciel, ee flambeau de P rométhée, ne pré-sente pas seulement une idée ingénieuse et poétique ; c’est la pein-ture fidèle des opérations de la nature. On peut donc dire avec lesanciens, que le llambeau de la vie s’allume au moment où l’enfantrespire pour la première fois, et qu’il ne s’éteint qu’à la mort.