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Chimie / A. Bouchardat
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71
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BiiOME. 71

Inillition, une partie de l’acide sulfurique s’empare .de la potasse ;et met l’acide hydriodique à nu ; eel acide cède son hydrogène àun peu d’oxygène de l’autre partie d’aeide sulfurique ; de là for-mation d’eau et d’acide sulfureux, pendant que l’iode régénérédevient libre, ou, plus simplement, une portion d’acide sulfuriquese décompose en acide sulfureux et en oxygène, qui s’unit avecle potassium de l’iodure, forme de la potasse qui s’unit à l’acidesulfurique restant. L’iode devenant libre se d gage et vient secondenser dans un récipient que l’on a adapté à la cornue. En lelavant, le redistillant sur un peu d’eau contenant un peu de po-tasse, le desséchant entre des feuilles de papier Joseph, et le fon-dant dans un tube, on a l’iode suffisamment pur.

L’iode est employé en médecine seul ou à l'état de combinai-son. C’est un des plus puissants remèdes dont la chimie moderneait enrichi la matière médicale.

COMBINAISONS DE L’IODE. — L’iode se combine avée l’hy-drogène, et forme avec ce corps un acide que nous étudierons plusloin ; il se combine également avec le soufre, le chlore, et l’azote.

COMBINAISONS DE L’IODE ET DU PHOSPHORE. — Le phos-phore et l’iode se combinent en diverses proportions, et toujoursavec dégagement de calorique et de lumière. La seule combinai-son qui soit employée est celle qui résulte de 1 de phosphore et de8 d’iode.

IODURE DE PHOSPHORE, — Il est rouge-orangé-brun, fu-sible à 100°, volatile. tVTis en enntîief ;ivee l’enn il lrt

en donnant lieu à de x

et du phosphure d’hyurogene. n est employé pour taire (le l'acideiodhydrique.

On l’obtient en fondant ensemble le phosphore et l’iode dans unpetit tube de verre placé au-dessus de quelques charbons incan-descents; seulement il faut choisir des matières bien sèches.

Combinaisons de Viode et du soufre. —■ L’iode pur peut secombiner au soufre eu plusieurs proportions. L’un de ces iodu-res, ou mieux sulfure d'iode, est rayonné et brillant d’une couleurbrune. Il est peu stable; exposé à une température peu ( levée,l’iode s’évapore. On l’obtient et chauffant l’iode elle soufre dansun tube de verre. Il est employé en médecine dans les maladiesde la peau.

BROME. — C’est un corps découvert par M. Balard, qui pré-sente la plus grande analogie avec l’iode ; il est liquide à la tem-pérature ordinaire, d’un rouge brun en masse, et d’un rouge hya-cinthe eu couche mince ; son odeur, forte, désagréable, est ana-logue à celle du chlore; sa saveur est très-caustiquc ; comme l’iode,