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il colore fortement l:i peau en jaune. C’est un poison énergique :une goutte, déposée dans le bec d’un oiseau, suffit pour le tuer.
Exposé à un froid de—20°, il se solidifie et devient cassant;a-j-47°, il entre en ébullition, et répand des vapeurs rougescomme celles de l’acide hypo-azotique.
11 ne se combine pas directement avec l'oxygène ; cependant, àl’état de gaz naissant, la combinaison se fait, et l’on connaît memeplusieurs combinaisons.
Son affinité pour l'hydrogène est beaucoup plus grande : aussis’y combine-t-il, sous l’inlluence solaire, pour former du gazbromhydrique ; il a plus d'affinité pour l'hydrogène que l’iode.
On extrait le brome du bromure (le magnésium, lequel se ren-contre dans les eaux-mères des salines. On prend une certainequantité de ces eaux-mères, ou y fait arriver un courant (lechlore, qui forme du chlorure de magnésium et met le brome ànu ; celui-ci reste en dissolution dans la liqueur. On agite la li-queur avec de l’éther, qui dissout le brome et décolore le liquide.On verse ensuite une dissolution de potasse, qui forme, en cédantde son oxygène à une portion de brome , du bromate de potasseet du bromure de potassium; on évapore des liqueurs à siccité,et l’on calcine le résidu formé (le bromure et de bromate. Parce moyen, le bromate, en perdant tout son oxygène, devientégalement bromure de potassium. On met dans une cornue deverre (fig. 18), munie à sonbec d’un tube recourbéplongeant dans un flacon quicontient de l’eau , ce bro-mure mêlé avecduperoxydede manganèse et de l’acidesulfurique. Bientôt le bromelibre vient seprécipiter dansl’eau du flacon. (Voyez pourla théorie, celle du chlore.)
COMBINAISONS DU BROME. — L’hydrogène, le silicium, lecarbone, le phosphore, le soufre, l’iode et le chlore forment doscombinaisons avec le.brome; mais ces combinaisons sont si peuemployées et sont du reste si peu étudiées, que nous les passe-rons sous silence.
CHLORE. — Historique. —Il fut découvert, en 1774 , parSchéele , qui lui donna le nom d 'acide marin dépMogistiqué. Plustard, quand on réforma la nomenclature chimique, on lui donnale nom d’acide muriatique oxygéné. Bientôt après, Kirwan lu>donna celui de gaz oxymuriatique ; mais, mieux étudié par Ber-
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