RECOMPOSITION DE L’EAU. 87
mité L duquel est adaptée une petite boule, afin de. pouvoir tirerune étincelle électrique de L en di pour allumer, comme on leverra bientôt, le gaz hydrogène. Le lil de, métal L est mobiledans le tube de. verre, afin de pouvoir éloigner la boule. L de l’ex-trémité d> de. l’ajutoir D il' . Les trois tuyaux tlDd', g g, H /i,sontchacun garnis de leur robinet.
«Pour que le gaz hydrogène et le gaz oxygène arrivent biensecs par les tuyaux respectifs qui doivent les amener au ballon A,et qu’ils soient dépouillés d’eau autant qu’ils le peuvent être, onles fait passer à travers des tubes M, N N, d’un pouce environ dediamètre, qu’on remplit d’un sel très-déliquescent, c’est-à-dire,qui attire, l'humidité de l’air avec beaucoup d’avidité, tel que l’a-cétate de potasse, le muriatc ou le nitrate de chaux.
«On doit s’être prémuni d’avance d’une provision suffisante degaz oxygène bien pur ; et, pour s’assurer qu’il ne contient pointd’acide carbonique, on doit le laisser long-temps eu contact avecla potasse dissoute dans de l’eau, et qu’on a dépouillée de sonacide carbonique par de la chaux.
» On prépare avec le même soin le double de gaz hydrogène.Le procédé le plus sûr pour l’obtenir exempt de mélange, con-siste à le tirer de la décomposition de l’eau par du fer bien duc-tile et bien pur.
» Lorsque ces deux gaz sont ainsi préparés, on adapte la pompepneumatique au tuyau II h, et on fait le vide dans le grand ballonA ; on y introduit ensuite l’un ou l’autre des deux gaz, mais depréférence le gaz oxygène, par le tuyau g g, puis on oblige, parun certain degré de pression, le gaz hydrogène à entrer dans lemême ballon par le tuyau d D d ', dont l’extrémité d 'se termine enpointe. Enfin, on allume ce gaz à l’aide d’une étincelle électrique.En fournissant ainsi de chacun des deux gaz, on parvient à con-tinuer très-long-temps la combustion.
« Effet. — A mesure que la combustion s’opère, il se dépose del’eau sur les parois intérieures du ballon ou matras : la quantitéde cette eau augmente peu à peu ; elle se réunit en grosses gout-tes, qui coulent et se rassemblent dans le fond du vase.
* E" pesant le matras avant et après l’opération, il est facile dereconnaître la quantité d’eau qui s’est ainsi rassemblée. On a doncdans cette expérience une double vérification ; d’une part, le poidsdes gaz employés, de l’autre, celui de l’eau formée ; et ces deuxquantités doivent être égales.
"Ainsi, soit qu’on opère par voie de décomposition ou de re-composition, on peut regarder comme constant et aussi bienpiouté qu’on puisse le faire en chimie et en physique, que l’eau