ACIDE S1L1CIQUE.
paisseur. Ce cylindre est suspendu dans son milieu, sur son axeB; on y place du bicarbonate de soude, qu’on tasse à l’aide d’uncylindre en bois. Lorsque le bicarbonate est introduit dans ce cy-lindre, on place de l’acide sulfurique dans un tube de cuivre C etG fermé à l’une de scs extrémités; on fait entrer ce tube dans lecylindre de manière à ce qu’il soit lixé dans le bicarbonate. Onferme alors l’appareil à l’aide d’un obturateur à vis qui est sur-monté d’un robinet en cuivre, destiné à laisser au besoin dégagerl’acide. On fait osciller le cylindre suspendu, comme nous l’avonsdit, sur son axe; l’acide sulfurique contenu dans le tube se répandsur le bicarbonate de soude, et la réaction a lieu instantanément.
L’appareil-étant hermétiquement fermé, le gaz qui se dégage secomprime fortement. Sous cette compression, il se liquéfie, et ilest amené même à l’état solide, sous forme de neige, lorsqu’on lelaisse, échapper par une petite ouverture. L’acide carbonique ainsiproduit, est conduit, quand on le veut, dans un cylindre récipientE F, à l’aide d’un tube D, et, lorsqu’il est introduit dans ce ré-servoir, on recommence une deuxième opération de productiond’acide qu’on accumule dans le second réservoir.
La compression qui s’établit dans les cylindres et qui réagitcontre leurs parois, est de 75 atmosphères , au début de l’expé-rience ; elle croît de 2 atmosphères pour chaque degré de tempéra-ture. On peut évaluer la pression totale qui s’établit dans l’appa-reil à 150 atmosphères. En s’échappant sous forme de jet, cetacide liquide devient rapidement gazeux, aux dépens du calo-rique d’une portion d’acide carbonique, et absorbe tant de calo-rique, que toujours uue assez grande partie d’acide carbonique sesolidifie.
L’acide solidifié est sous forme de flocons blancs, qui conser-vent cet état assez long-temps. La température qui produit la so-lidification de l’acide carbonique, peut être évaluée à 100° au-dessous de 0°. L’acide solide possède la propriété de congelerpromptement le mercure. Le potassium le décompose avec effer-vescence; le fer, le zinc, l’étain, n’ont aucune action sur lui.
Hervy, jeune chimiste de la plus grande espérance, périt vic-time d’une explosion de cet appareil, qui, jusque-là, avait été em-ployé dans les cours publics pour faire la belle expérience de lasolidification de l’acide carbonique.
ACIDE S1LICIQUE. Silice. —Ilergmann,le premier, a examinéles propriétés de la silice ; elle fait la base d’un grand nombre deminéraux : le cristal de roche où elle est à l’état de pureté, lespierres à feu, le grès, le sable, l’agate, l’opale, etc. Lorsqu’onveut l’avoir pure, on reçoit dans l'eau dufluoride siliciquc (lluo-
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