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» Dans les mûmes circonstances le graphite artificiel laisseraitpasser au moins le tiers cle l’oxygène sans le brûler.
» Cette combustibilité facile du diamant nous a beaucoup pré-occupés. Le graphite artificiel que nous lui comparions avait, il estvrai, supporté toute la chaleur d’un haut fourneau, mais personnen’aurait deviné qu'il dût résister à la combustion plus que le dia-mant lui-même.
» Cette circonstance a réveillé les doutes relatifs à la présencede l’hydrogène dans le diamant. Quelques-unes de nos expérien-ces ont été dirigées très-particulièrement vers ce point, et nouspouvons affirmer de la manière la plus formelle que la quantitéd’eau qui proviendrait de la combustion de 1500 milligrammesde diamant, n’est pas appréciable à une balance qui accuse très-aisément le milligramme. Le diamant ne peut donc pas contenirl/ 12000 e d’hydrogène.
» Du reste en pesant le diamant et l’acide carbonique qui enprovient, nous trouvons par l’expérience que l’oxygène et le car-bon se combinent dans les rapports de 8 : 3.
ACIDE CARBONIQUE , LIQUIDE ET SOLIDE. — L’acidc car-bonique gazeux, refroidi et comprimé, peut être liquéfié; cettepropriété, indiquée par M. Faraday, a été démontrée par M. Thi-lorier avec beaucoup de perfection. C’est une belle expériencequi, depuis trois ans, était répétée dans les cours publics, maisqui n’est plus exécutée actuellement à cause des dangers qui l’ac-compagnent.
L’appareil de M. Thiloricr (fig. 29) pour la liquéfaction et la so-
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Fig. 29.
liditication de l’acide carbonique se compose d’un cylindre en fonteA, de ü'V87 (le hauteur, de O™,271 de largeur, de 0»',054 de-