Buch 
Chimie / A. Bouchardat
Entstehung
Seite
140
JPEG-Download
 

HO CHIMIE.

composer ce gaz. Chauffé avec du 1er, il se dépose du charbon, etil se dégage des volumes égaux d’hydrogène et d’azote. Chaufféavec le potassium, il se forme, du cyanure potassique; l’hydro-gène est mis à nu. Le gaz cyanhydrique est décomposé à unehaute température par la baryte et la potasse ; il se dégage del’hydrogène. Les oxydes faciles à décomposer sont réduits à lachaleur rouge, et les métaux s’unissent au carbone avec for-mation d’eau , de gaz acide carbonique d’azote et de gaz oxyded’azote.

C’est un des poisons les plus dangereux qu’on connaisse. Si onverse une seule goutte d’acide cyanhydrique pur sur l’œil d'unchien vigoureux , il tombe comme foudroyé. Bcrzélius rapportequ’un chimiste qui préparait cet acide, et qui en laissa tomberun peu sur son bras nu, dont la chaleur ne tarda pas à le faireévaporer, succomba dans l’espace de deux heures. Tous lesanimaux et les plantes même sont tués par l’acide cyanhy-drique.

Le meilleur contre-poison de l’acide cyanhydrique est l'ammo-niaque liquide étendue, à l’aide de laquelle on est parvenu à ré-tablir des animaux empoisonnés par cet acide, et qui paraissaientdéjà être morts. On emploie aussi, comme contre-poison, lechlore gazeux.

L’acide cyanhydrique est transformé en acide formique et enammoniaque par l’action des acides chlorhydrique et sulfurique,et, sans doute, par un grand nombre d’autres acides; il suitde là (pie, dans la préparation de l’acide cyanhydrique, il fautbien se garder de mettre un excès d’acide chlorhydrique.

Un autre fait fort remarquable , et qui sert de preuve au précé-dent, c’est que, le formiale d’ammoniaque soumis à l’action dela chaleur, se transforme, vers 180°, en eau et en acide cyan-hydrique.

L’acide cyanhydrique se décompose promptement; il laisse dé-poser des flocons noirs.

DES ACIDES MÉTALLOIDIQUES QUI NE CONTIENNENT NIHYDROGÈNE , NI OXYGÈNE. — Deux de ces acides méritent denous arrêter un instant; ce sont l’acide fluoborique et l’acidefluosilicique.

ACIDE FLUOBORIQUE. ( Fluorure de bore, gaz fluoboré.) —Découvert par MM. Gay-Lussac et Thénard ; il est gazeux, inco-lore, d’une odeur piquante , analogue à celle de l’acide chlorhy-drique ; d’une saveur très-acide. Sa pesanteur spécifique = 2,371.11 éteint les corps en combustion , et il est impropre à la respi-ration.