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Chimie / A. Bouchardat
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MÉTAUX EN GÉNÉRAL. 143

dinaire sous l'influence des acides énergiques : fer, — nickel,—cobalt, —zinc,—cadmium, —chrême,— vanadium.

4 e section. Métaux qui absorbent l’oxygène à la température laplus élevée, qui ne décomposent l’eau qu’au rouge, mais quin’ont aucune action sur elle à la température ordinaire en pré-sence des acides; ils sont acidiliables par l’acide nitrique, l’eaurégale et le nitrate de potasse : tungstène, — molybdène, — os-mium , — columbium , — titane, — étain,— antimoine,—urane.

5 e section. — Métaux qui ne décomposent plus l’eau que très-faiblement et à une température très-élevée; leurs oxydes sontbasiques : cuivre, —plomb, —bismuth , — argent.

0 e section. — Métaux qui n’ont plus d’action sur l’eau, quelleque soit la température, et dont les oxydes sont réductibles parla chaleur seule : mercure, — rhodium,— iridium, — palladium,— platine, —• or.

M. Régnault opère en chauffant les métaux chimiquement purs,dans un courant de vapeur d’eau, dans des tubes de porcelaine.L’arsenic et le tellure n’ayant pas, d’après lui, d’action sur l’eau,ou au moins pour l’arsenic une action fort douteuse, se rappro-chent encore parla des métalloïdes, avec lesquels ils ont la plusgrande analogie.

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES. ■—Tous les métaux sont solides àla température ordinaire, excepté le mercure, qui ne se solidifiemême qu’entre— 39 et — 40°.

La couleur des métaux varie beaucoup ; l’or est jaune, le cui-vre etle titane sont rouges, les uns sont bleuAtres, les autrcsplnsou moins blancs. Plusieurs d’entre eux offrent une odeur et unesaveur désagréables, quand on vient à les frotter. Us ont presquetous une pesanteur spécifique plus grande que celle de l’eau, etqui varie à l inlini, depuis 0,86507, poids du potassium, et 0,972,celui du sodium, jusqu’à 20,98, celui du platine, le poids de l’eauétant toujours pris comme point de comparaison.

Eclat. — On donne le nom d’éclat métallique au brillant très-vif particulier aux métaux, même réduits en poussière, ce qui dé-pend de la propriété qu’ont ees corps de réfléchir la lumière.

Opacité .— Pendant long-temps on a regardé les métaux commeabsolument opaques; mais une feuille d’or très-mince laisse pas-ser quelques rayons lumineux; et l’or est le plus dense des mé-taux après le platine ; il est évident qu’ils ne sont pas entièrementopaques, à moins que l’on n’admette que le battage y ait fait naî-tre des trous imperceptibles qui permettent à la lumièie depasser.

Ductilité, — On donne ce nom à la propriété rju’ont les mé-