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Chimie / A. Bouchardat
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144 CHIMIE.

taux de se réduire en fils plus ou moins minces; on donne, aucontraire, le nom de malléabilité à la propriété que certains ontde s’étendre en lames plus ou moins lines. Le fer, le cuivre, l’ar-gent, sont ductiles ; le. plomb, l’or, l’étain sont malléables ; l’ar-gent est ductile et malléable, etc.; enfin, on dit qu’ils sont cas-sants, quand ils ne possèdent ni l’une ni l’autre de ces propriétés;alors le simple choc les réduit en poudre , tels sont le bismuth,l’arsenic, l’antimoine, etc.

Ténacité. — On dit que les métaux ont de la ténacité, quand,réduits en fils, ils peuvent supporter un poids plus ou moins con-sidérable ; par exemple, un fil de fer de 2 millimètres de diamètresupporte sans se rompre un poids de 249 kil. 659 gr.; aussi pos-sède-t-il cette propriété au plus haut degré.

La dureté est la propriété qu’ils ont de rayer plus ou moins lesautres corps, tel est le fer ; d’autres , au contraire, sont mouscomme la cire, tels sont le potassium et le sodium.

Les métaux offrent un tissu qui est plus variable ; ainsi les unssont lamellcux, comme le bismuth, l’antimoine, le zinc; les au-tres sont fibreux, comme le fer ; enfin , d’autres sont grenus,comme l’antimoine pur, et leur cristallisation est, en général, dé-rivée de la forme cubique.

Les métaux sont élastiques et sonores, propriétés qui sont enrapport avec leur dureté. Ils sont plus dilatables par la chaleurque les autres solides.

Le calorique les fond plus ou moins facilement. Le potassium,le sodium, le plomb, l’étain, le bismuth, n’exigent que la tem-pérature d’un fourneau ordinaire. Le platine, le rhodium, l’iri-dium, ne fondent, au contraire, qu’à la chaleur que produisenten brillant l’oxygène et l’hydrogène. Quelques-uns sont volatils,tels sont : le mercure, l’arsenic, le zinc, le potassium, etc.

Ils conduisent fort bien le fluide électrique ; aussi se sert-onde métaux pour la construction des machines électriques. Quandleur surface suffit pour l’écoulement du fluide, ils n’éprouvent au-cune altération ; mais lorsqu’elle n’est pas suffisante, le fluide pé-nètre dans leur intérieur, leséchaufTe, et finit même par les fondreet les volatiliser : voilà comment agit la décharge d’une forte bat-terie électrique. Si l’expérience se fait dans l’air ou l’oxygène,quelques métaux brûlent en produisant des flammes de couleurvariée ; par exemple, le fer en donne une blanche; le zinc, uneblanche mêlée de bleu et de rouge ; l’étain, une d’un blanc bleuâ-tre. ; l’argent, une verte, etc.

Quelques métaux possèdent la propriété d’être attirablcs à l’ai-mant : ce sont le fer, le cobalt et le nickel ; mais c’est surtout le