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Chimie / A. Bouchardat
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loi CHIMIE.

de six, savoir : aluminium, — yttrium, — terbium, — erbium, —glucinium, — magnésium.

Ils ont été appelés terreux, parce que, autrefois , leurs oxydesn’étaient connus que sous le nom de terres. Long-temps on n’apas pu les réduire. Ce sont MM. Woclhcr et Bussy qui sont par-venus à les isoler en chauffant leurs chlorures avec du potas-sium.

Ces métaux ne nous arrêterons pas, car ils sont entièrementinusités.

MÉTAUX DE LA 3 e SECTION. — Parmi les sept métaux quicomposent cette section, savoir : le manganèse, le zinc, le fer, l’é-tain, le cadmium, le nickel et le cobalt, il n’y en a que trois , lezinc, le fer et l’étain, que nous traiterons un peu complètement.

MANGANÈSE. —Ce métal, découvert par Schéelc et Ganh, en1774, est solide, très-cassant, très-dur, grenu, d’une couleur gris-blanc; pesant 6,85, fondant à 1G0° du pyromètre de AVedgwood,non volatil, se combinant facilement avec l’oxygène en plusieursproportions. Ce métal, qui est sans usages, s’obtient en calcinantle peroxyde de manganèse avec du charbon. Ainsi obtenu ilretient toujours du carbone en combinaison.

FEU. — Ce métal est connu depuis les temps les plus reculés;c’est le plus utile et le plus commun de tous les métaux. La plu-part des arts mécaniques emploient le fer, la fonte ou l’acier, etl’on peut certainement juger de l’état de l’industrie d’une nation,en estimant le fer qu’elle consomme. La médecine a trouvé dansles combinaisons de fer plusieurs médicaments utiles; la peinturede très-belles couleurs, etc. Au temps des Romains ses usagesétaient très-restreints. On le connaissait sous le nom de mars.

Etat. — Les minerais qui contiennent le fer comme élémentprincipal, sont Irès-nombreux. On le trouve à l’état natif, à l’étatd’oxyde et de sulfure, à l’état de sels, carbonate, silicate, phos-phate, sulfate, elc. 11 existe des masses de fer natif très-considé-rables. Près de Magdebourg on en a découvert une de 800 myria-grannnes qui a toutes les qualités de l’acier. Selon Valérius, lesMaures en exploitent en Afrique une qui est immense. On a lieu depenser avec quelque certitude, que ces masses de fer natif sonttombées de l’atmosphère. Elles sont composées, comme les aéro-lithes, de fer, manganèse, chrome, magnésium, nickel, soufre,oxvgène, etc.

FABRICATION DE LA FONTE ET DU FER. — On distingueles minerais de fer en deux grandes classes : 1° terreux, compre-nant les oxydes; 2°spathique, silicate ou carbonate. —On trie,on concasse, on lave les minerais terreux.