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Chimie / A. Bouchardat
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161
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VC1ER DAMASSÉ. 161

— Manganèse, traces.— Fer, 0,862129. —Tungstène, traces.

— Carbone, 0,130000.

- Lame, ancienne de damas à incrustations d’or. — INickel,0,02100.— Tungstène, traces. — Manganèse, traces. — Fer ,0,90112. — Cobalt , traces. — Carbone , 0,07758.

» Ces analyses font voir que les aciers de l’Inde et de la Persecontiennent constamment certaines substances alliées au fer,mais en proportions variables. 11 faut observer aussi que le culotde icootz et celui de Constantinople ne damassent pas; déplus,ce dernier est d’une dureté remarquable, difficile à forger, et,après la forge., la pièce étirée ne damasse pas davantage. Ayantreconnu que les autres culots, imparfaitement fondus, mon-traient encore., à leur partie supérieure, des clous de différentesformes, dont les pointes étaient engagées , et la tête faisait sail-lie au dehors , nous avons pensé que les Orientaux fabriquaientd’abord une sorte de fonte très-fusible et très-dure, à cause desa grande carburation ; qu’ensuite. ils la ramenaient au degré con-venable d’aciération, par l’addition de clous de fer doux, mé-thode qui devait offrir l’avantage d’augmenter la masse du métalen le rendant plus ductile.

” C’expéricnce a confirmé celte conjecture. Un fragment duculot de Constantinople ayant été soumis à l’analyse, nous à faitconnaître, par sa quantité de carbone, combien nous devions yjoindre de fer pour le transformer en acier. 50 parties de fer douxen clous , dits pointes de Paris , fondus avec 100 parties du culotde Constantinople , ont donné un acier très-malléable , qui, aprèsavoir été étiré, a pris un superbe damassé.

” I.e wootz de l’Inde a subi la même épreuve avec le. mêmesuccès ; seulement son damassé était [dus fin et plus grisâtre.

” Pour arriver à une, reproduction fidèle des procédés qui noussemblaient avoir été suivis en Orient, il fallait d’abord prépa-rer une fonte, bien earburée et contenant du manganèse, du nickelet du tungstène. Cette fonte devait être en proportions constantesdans scs éléments, et obtenue, par des procédés qui pussent êtrefamiliers aux Orientaux. Tous les rapports des v nageurs attes-tent que, dans l’Inde , le wootz se rubrique en fondant du fer avecdes tiges de cassia auriculala et quelques feuilles d’autres végé-taux. A défaut de ces plantes, nous avons choisi une sciure debois de chêne dont nous avons établi, par des expériences, lateneur en carbone. 7 gr., 50 de cette sciure donnaient 1 gr., 10de charbon. Elle a été mêlée avec des quantités de fer convena-bles pour dépasser la carburation de l’acier. 11 restait encore àréduire avec elle les trois métaux qui se trouvent dans l’acier da-

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