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massé, et à rencontrer ceux-ci, dans un produit naturel, tousréunis s’il était possible, ou l’un d'eux associe avec le fer et lesdeux autres ensemble. Mais, jusqu’à présent, la minéralogie nenous offre pas une semblable combinaison. Elle nous montre lefer et le manganèse dans le fer spatbique; le manganèse, le. feret le tungstène dans le wolfram ; le manganèse et le nickel dansla pyrolusite et dans beaucoup de minerais de manganèse.
”11 n’existe donc pas, dans l’état actuel de la science, un mi-néral qui réponde à l’association demandée.
«Cependant le wolfram présentait déjà deux des métaux cher-chés. Ce minéral n’est pas rare , même en France ; il est facile-ment pulvérisablo, et réductible par cémentation.
» Les Indiens et les Persans, par leurs communications avec laChine , connaissent le nickel ; et les Malais le corroient avec leuracier, comme nous le dirons au sujet des lames de corroyage.
» Les Orientaux ne possédant pas les moyens de réduire à l’é-tat métallique, isolément, le manganèse et le tungstène qui sctrouvent dans toutes leurs lames, ils ont dû employer ces mé-taux à l’état d’oxyde naturel, et ont pu y joindre du nickel mé-tallique.
-Leur procédé pour fabriquer la fonte ou l’acier très-carburé,étant le traitement du fer à une haute température par des végé-taux, ils ont pu, à l’aide d’une addition convenable de matièresvégétales, fournir le carbone nécessaire à la réduction du tung-stène et du manganèse durant la même opération.
"L’expérience a encore, justifié cette opinion. Des quantités dewolfram et de nickel combinées de manière à représenter, et au-delà, celles de tungstène, de manganèse et de nickel, reconnuesdans le culot de Constantinople , ont été ajoutées au fer mêlé desciure, avec une dose additionnelle de sciure calculée pour leurréduction. Après quelques tâtonnements il en est résulté un aciertrès-carburé et très-fusible, dont la scorie ne perce pas les creu-sets, et qui, refondu avec une partie de fer doux, pointes deParis , se forge parfaitement, offre un beau damassé et prend unetrès-bonne trempe.
«Voici les opérations nécessaires pour produire un bon acierdamassé au moyen du wolfram :
» N° 1. On fond ensemble : Fer très-doux, dit pointes de Paris ,2,000. — Wolfram , 100. —Sciure de chêne donnant 1,40 de car-bone pour 7,50, 175.
«Les matières mélangées subissent une cémentation au rougeclair. Après le grand feu, le culot se, trouve complètement fondu,offrant une forte analogie avec celui de Constantinople . Quand il