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Chimie / A. Bouchardat
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164 CHIMIE.

et à la sciure les oxydes des trois métaux alliés à l’acier damassé.Nous avons donc préparé l’acide tungstiqne, en grand par le trai-tement du wolfram dans l’acide chlorhydrique bouillant, liltré,lavé et desséché.

» Le manganèse a été employé à l’état de carbonate, le nickel àl’état d’oxvde brun.

»Les proportions étaient celles-ci : Fer, pointes de, Paris ,10000,00. — Carbonate de manganèse, 48,03. —Acide tungsti-que, 10,00.— Oxyde de nickel, 10,00.— Sciure de chêne, 113,00.

» Fondu comme les précédents, brisé en petits morceaux et re-fondu avec une demi-partie de fer, pointes.

» Les culots donnent de beaux résultats ; mais ceux de prépa-ration sont troués, et l’acier damassé est un pou plus difficile àtravailler que celui provenant des préparations faites avec le wol-fram, minéral où les oxydes de fer, de tungstène et de manganèsesont probablement associés dans des conditions particulières. Lasuppression de l’oxyde de nickel et du carbone correspondant n’apas apporté d’amélioration sensible.

”11 restait à essayer si l’absence de l’acide tungstiqne laisseraitencore à l’acier la faculté de damasser.

»On a fondu ensemble: Fer, pointes de Paris , 2000. — Per-oxyde de manganèse, 100. —Sciure de chêne, 275.

» Le mélange est cémenté au rouge clair une demi-heure. La fu-sion ne dure que 40 minutes. On s’assure, avec un ringard, si lemétal est fondu, et l’on arrête aussitôt. Autrement, le creuset scpercerait, elle métal se perdrait en s’épanchant au dehors.

» Cette fonte nmngméséo est cassée et réduite en petits mor-ceaux, que l’on refond avec parties égales de fer, pointes de, Pa-ris . Les culots d’acier damassé sont très-sains, et donnent unefort belle veine. Leur scorie est vert-bouteille, et très-riche enmanganèse.

«Ce système, lopins simple dotons, est aussi le plus périlleux,parce que, très-souvent, le silicate de manganèse formé perce lescreusets. Toute l’attention du fondeur ne sufiit pas pour éviter cedanger. C’est ce, qui nous a décidé, dans nos procédés habituels,à employer le wolfram, dont la présence affranchit de toute crainteà cet égard.

» Un autre procédé, fondé sur la décarburation de la fonte, con-siste à pratiquer les opérations suivantes :

”On fond de la foute, grise que. l’on coule dans l’eau froide, afinde la rendre cassante. On la brise en morceaux, delà grosseur deplomb à loup. On mêle à loo de cette fonte t i de, manganèse ( py-rolusite cristallisée) et 28 d’émeri. Ce mélange est soumis à une