ACIER DAMASSÉ. 163
est parfaitement refroidi, il est cassé en petits morceaux, et 100de cet acier sont refondus avec un poids égal de fer, poiutes deParis . Les culots d’acier damassé obtenus ainsi sont très-propreset faciles à travailler.
» Le fer (pic nous avons choisi est celui qui, dans l'industrie,s’approche le, plus de la pureté chimique ; tout fer doux et aussipur, bien divisé en tournures ou eu copeaux, peut servir au mêmeusage. Nous avons supprime le nickel, parce que la pratique nousa montré que ce métal n’était pour rien dans le damassé de fu-sion, et nuisait souvent à la qualité de l’acier. En effet, le fer, lenickel et la sciure fondus par les mêmes procédés, puis refondusavec du fer, ont constamment donné de l’acier qui ne damassaitpas. Il en est de même des alliages de fer avec le carbone et letungstène. Dans les alliages de fer, de carbone et de cobalt obte-nus par les mêmes moyens, le cobalt passe en entier dans la sco-rie, et le métal damasse bien. L’acide tuugstiquc du wolfram neparait pas inlluer sur la production du damassé, mais il empêchetoujours le percement des creusets par le silicate de manganèsequi se forme infailliblement hors delà présence de l’acide tung-stique. Une faible quantité de tungstène, se réduit et passe dansl’acier ; mais la plus grande partie reste dans la scorie, qui estd’un gris verdâtre et corné.
«N° 2. Fer, pointes de Paris , 3,000. —Carbonate de manga-nèse, 144. —Wolfram, 150. — Sciure de chêne, 270.
«Mêmes opérations (pie les précédentes. Seconde fusion dumétal, concassé avec parties égales de fer, pointes de Paris . Mê-mes résultats.
«Selon la quantité du wolfram, on est obligé quelquefois d’yajouter du manganèse pour rendre l’alliage plus fusible. A l’étatde carbonate, le manganèse fournit un oxyde plus pur que lemeilleur oxyde naturel.
«Ces deux procédés sont préférables à tous les autres pour ob-tenir de bel acier damassé; leur résultat est très-certain. Commela composition ou les propriétés du wolfram, quelque pur qu’ilsoit, offrent des dangers d’erreur et nécessitent quelques essais àchaque fois que l’on emploie un nouveau wolfram, il est bon d’enavoir une assez grande quantité, que l’on débarrasse de toute sagangue et que l’on broie tout ensemble, afin d’établir, d’avance etpour long-temps, les quantités de carbonate de manganèse qu’onpourrait avoir à y joindre.
«Voulant essayer d’écarter encore ce faible obstacle dans lafabrication, il était essentiel de rechercher si l’on pourrait rem-placcr le wolfram, en préparant chimiquement et associatif au fer