AcIF.K bAAIÀSSli. 109
«On lave, on dessèche cl on graisse le tout ainsi que nous l’a-vous indiqué.
» Des damas de corroyage. — Les plus remarquables des aciersdamassés de corroyage, sont ceux que fabriquent les Malais.Leurs lames ont toutes une finie d’acier, mais les deux faces dechaque lame sont recouvertes d’un large damassé moiré et ondulé,qui produit beaucoup d’effet par le contraste de scs veines blan-ches et noires, tantôt en faible relief, tantôt fortement dérochéespar des acides.
» L’analyse de ces lames nous a fait reconnaître dans la veineblanche un alliage de nickel et de cuivre.
» Leur aspect seul montre qu’elles sont corroyées, et leur Amed’acier en est une preuve de plus.
» On imite très-bien ces lames, et l’on évite de leur mettre uneAme d’acier par le procédé suivant :
» On taille une vingtaine de tôles de fer de la meilleure qualité,en parallélogrammes d’environ 30 centimètres de longueur sur5 centimètres de largeur. Ces tôles bien appareillées, dressées etnettoyées à la lime, sont mouillées des deux côtés et couvertes denickel en poudre. Le nickel doit être bien pur et exempt d’arse-nic. Le cuivre est plus nuisible qu’utile. On reçoit du nickel d’Al-lemagne pour les fabriques de mailleehort; il convient parfaite-ment à cet usage.
» Les tôles saupoudrées de nickel sont assemblées en trousseque l’on maintient par deux brides carrées. On les met au feu, et,à la température qui convient pour souder le fer, ou les soudeavec toute l’attention possible. Le lopin étant formé est étiré, eton lui donne des ronces variées par les saignées que l’on burineà sa surface. Plus on veut que la veine soit line, plus il faut repliersur lui-même et ressouder le lopin. Mais la grosse veine moirée aplus d’aspect que, la veine tine. La lame étant achevée, on la cé-mente dans le charbon en poudre, et en vase clos, pour lui don-ner l’aciération convenable. La cémentation doit être plus oumoins prolongée, selon l’épaisseur de la pièce.
» Après la cémentation, elle est trempée, polie et dégraissée. Onla met en couleur dans une auge de bois, et mieux encore dansun vase de verre où l'on a versé de l’eau distillés, tenant en dis-solution de l’acide oxalique (acide de sucre).
» On fabrique de même des lames corroyées de fer et de platine.Seulement, le platine doit être en feuilles très-minces, un peuplus courtes et plus étroites que les tôles de fer entre lesquelleselles sont disposées alternativement. Ce dernier corroyage est plusdifficile que celui du nickel ; il est très-dispendieux à cause du
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