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flamme i‘t fumée; cependant on peut le tenir pendant plusieursheures à une très-haute température sans qu’il diminue sensible-ment de son poids. L’étain à une odeur et une saveur particuliè-res très-caractéristiques. L’air sec et même humide altère peul’étain; mais à l’aide de la chaleur il s’oxyde rapidement en pre-nant à sa surface les couleurs de l’iris. L’étain ne décompose l’eauqu’à la température rouge, il se change en protoxyde; il la dé-compose par l’intermédiaire des acides, et le gaz hydrogène quise dégage a une odeur nauséabonde. L’acide azotique de 6 à 15°dissout l’étain à froid sans dégagement de gaz ; l’eau et l’acidesont décomposés en même temps; il se forme du protoxyde d’é-lain et de l’ammoniaque, qui restent combinés avec l’excès d’a-cide ; l’acide azotique à 50° n’agit pas sensiblement ; l’acide à 40°l’attaque très-vivement, et le convertit en deuloxyde sans le dis-soudre. L’acide sulfurique concentré et bouillant attaque l’étain;il se dégage de l’acide sulfureux, de l’hydrogène , du gaz sulfhy-drique; il se dépose du soufre, et il se produit du proto oudeutosulfate. L’acide sulfureux, en agissant sur l’étain, forme dusulfite et de l’hyposullite d’étain. L’acide chlorhydrique le dissouttrès-facilement ; il se dégage du gaz hydrogène, et il se forme duprotochlorure qui reste dissous à la faveur de l’acide chlorhydri-que. L’acide acétique , l’acide oxalique et plusieurs autres acidesvégétaux, agissent sensiblement sur l'étain, surtout à l’aide de lachaleur ; ils le transforment en protosel.
Usages. —11 est employé seul, et il forme avec d’autres métauxplusieurs alliages utiles.
NICKEL . — Cronstedt, en 1751 , annonça l’existence du nickeldans la mine connue sous le nom de faux cuivre, Bergmann con-firma son existence, qui était révoquée en doute par plusieurs chi-mistes. 11 a depuis été étudié par Vauquelin, Proust, Laugier,Berthicr, etc.
Il se trouve dans la nature à l’état d’oxyde de sulfure, d’arsé-niurc, d’arséniosulfure , d’arsénite, d’arséniate , de silicate, etc.On emploie à l’extraction du nickel Parséniosulfure natif, ou unproduit d’usine nommé speiss, formé de sulfoarséniures qui seséparent quand on fond , pour préparer le bleu d’azur, le mineraide cobalt, le sable et la potasse.
Le nickel est pulvérulent, légèrement aggloméré, poreux etd’un gris blanc mat ; il prend une belle couleur blanche et beau-cou]) d’éclat sous le brunissoir; il s’aplatit sous le marteau. Sadensité, lorsqu’il a été fondu, est de 8,402. 11 se fond moins fa-cilement que le 1er, mais mieux que le manganèse. 11 est fixe ; l’airne l’altère pas à la température ordinaire ; au rouge il l’oxyde leu-