178 CHIMIE.
L’arsenic est solide, gris d’acier, fragile, brillant lorsque sacassure est récente, se ternissant bientôt à l’air; sa texture estgrenue et écailleuse; frotté, il communique aux doigts une odeursensible. 11 n’a pas de saveur; sa pesanteur spécifique = 5,959.Soumis à une chaleur de 180° il se volatilise sans se fondre. Poul-ie fondre il faut le chauffer à une pression plus forte que celle del'atmosphère.
L’oxygène et l’air humide oxydent lentement l’arsenic, mais, àune température élevée, l’oxygène est promptement absorbé, et ilse forme un acide blanc appelé arsénieux. Plusieurs métalloïdes,l’hydrogène même, se combinent avec l’arsenic de même que laplupart des métaux. L’eau n’a aucune action sur lui, à moinsqu’elle ne contienne de l’air, car alors l’arsenic s’empare de l’oxy-gène dissous, forme de l’acide arsénieux qui se dissout. Cettedissolution est connue sons le nom de mort aux mouches.
L’arsenic se trouve à l’état natif, à l’état d’oxyde et de. sel, etcombiné avec le soufre ou divers métaux. On l’obtient en traitantl’oxyde blanc par du charbon qui s’empare de l’oxygène, et l’ar-senic mis à nu se volatilise.
Uni à l’étain, le enivre et le platine, i! sert à faire desmiroirs detélescope. L’histoire d’un de ses composés, l’acide arsénieux, estbeaucoup plus importante, nous nous y arrêterons plus loin.
CHROME. — Il a été découvert en 1797 par Vauquelin, en exa-minant le plomb rouge de Sibérie ; et à cette découverte se rat-tachent un grand nombre de composés dont la connaissance asingulièrement agrandi le nombre des combinaisons chimiquesutiles aux arts.
C’est ainsi qu’on emploie, avec beaucoup de succès, l’oxydevert de cln ôme, qui fournit la couleur verte la plus solide et unedes plus brillantes dans la coloration des émaux et des porcelaines.Le chrômatc de plomb, ou jaune de chrême, constitue la plusriche et la plus solide des couleurs jaunes minérales.
MOLYBDÈNE, TUNGSTÈNE, COLOMBIUM , VANADIUM, TI-TANE, TELLURE. ■— Nous ne faisons que signaler ces métaux,dont les propriétés ont les plus grands rapports-entre elles, et quisont communes à celles des métaux de cette section. En traiterparticulièrement serait nous éloigner du but que nous noussommes proposé.
ANTIMOINE. fRêgule d'antimoine, antimoine cru, stibium.i ~~Ce métal, décrit pour la première fois par Basile Valentin , estsolide, blanc-bleuâtre, très-brillant, facile à réduire en poudre,d’une texture. Iamelleuse, développant une odeur sensible quandon le frotte, d’une densité de 6,7021.11 entre en fusion au-dessous