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Chimie / A. Bouchardat
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179
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BISMUTH . 179

de la chaleur rouge. Quand il est fondu, si on le laisse refroidirlentement, il présenté, à la surface du culot, une cristallisationen feuilles de. fougère; si l’antimoine était pur, il ne présenteraitplus cette cristallisation, et prendrait une texture grenue. 11 n’estvolatil que dans un courant de gaz.

L’air et l’oxygène humides ne font que le ternir, mais à unetempérature élevée le métal s’oxyde facilement en dégageant unelumière assez vive. L’oxyde blanc qui en résulte est toujours leprotoxyde.

Projeté dans du chlore gazeux, l’antimoine s’y enflamme, etproduit un chlorure ou beurre d’antimoine. Le soufre, l’iode, lebrome, le phosphore, et la plupart des métaux, peuvent égalements’y combiner.

On trouve l’antimoine à l’état natif, d’oxyde, de sulfure et d’o-xydosulfure. Pour l’extraire on se sert de son sulfure : on le grilleconvenablement à l’air de manière à le transformer en oxyde quel’on traite par du charbon ou une matière végétale, ou plus sim-plement on traite le sulfure parle fer : celui-ci s’empare du soufre,et met l’antimoine à nu.

Il est employé à la préparation du kermès, de l’émétique, dusoufre doré ; il entre dans la composition de l’alliage des carac-tères d’imprimerie, etc.; autrefois on en faisait de petites ballesqu’on appelait pilules perpétuelles ; on les rendait telles qu’on lesavalait.

URANE, URANIUM.— En 1787, Klaproth découvrit l’uranedansle minerai qu’on connaissait sous le rom de pech-blende.

Voici les minéraux contenant de l’urane qu’on trouve dans lanature : 1° l’oxydule ou pech-blende, 2° l’hydrate de deutoxyde,3° le sulfate, 4° le phosphate calcifèrc ou uranite d’Autun , 5° lephosphate aurifère, 6° le carbonate.

C’est un métal trop peu important pour nous arrêter. M. Peligot ,en étudiant dernièrement les composés de ce métal, est arrivé àla conclusion que le produit qu’on avait pris jusqu’ici pour del’uranc pur, était une combinaison d’un métal qu’il nomme ura-nium et d’oxygène.

CERIUM. — Métal extrait, par Klaproth , d’un minerai nommécirite. — Rare, très-peu important. On a extrait nouvellementun métal de la mine de cérium, auquel on a donné le nom de lan-thane.

BISMUTH . — Ce métal n’était connu ni des Grecs ni des Ro-mains ; mais Agricola, en 1529, en fait mention dans ses écrits. Ilse trouve à l’état natif, de sulfure simple ou composé, d’arséniure,de tellurure, de phosphosilicate. On exploite presque toujours le