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Chimie / A. Bouchardat
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18^ CHIMIE.

dans le pays d’exploitation , en chauffant du fer avec le sulfurede plomb, on obtient très-facilement et très-promptement la ré-duction du plomb.

Ü Propriétés. — Le plomb est d’un blanc bleuâtre éclatant, quandsa surface est nouvelle ; il est assez mou pour être rayé parl’ongle. Sa ténacité est très-faible ; sa dureté est de 11,3803 à 17° ;elle diminue un peu par l’écrouissage , ce qui est le contraire dece qui arrive avec les autres métaux. Il fond à 331° ; lorsqu’onle chauffe fortement, il se volatilise et répand des fumées visiblesdans l’air. 11 n’a presque pas de saveur, mais il a une odeurparticulière prononcée. Le plomb se ternit à Pair, il devient gris-noir en se couvrant d’une couche de sous-oxyde ; fondu, il briderapidement et se convertit en protoxyde. Il ne décompose poiutl’eau. Les acides non oxydants ne l’attaquent qu’autant qu’ils’oxyde par le contact de l’air. L’acide carbonique produit mêmecet effet. L’acide nitrique l’attaque vivement; l’acide sulfuriquelorsqu’il est concentré et bouillant ; l’acide chlorhydrique ne l’at-taque poiut, mais il se forme un chlorure par l’eau régale. Lesoufre, le sélénium, le phosphore, l’arsenic se combinent di-rectement avec le plomb. Il s’allie à plusieurs métaux.

Usages. — On fait avec le plomb divers ustensiles, des chau-dières ; il entre dans la composition de la soudure des plombiers,des caractères d’imprimerie ; on s’en sert pour l’exploitation desmines d’or et d’argent, etc., etc. Enfin il entre dans la compo-sition de beaucoup de médicaments.

MÉTAUX DE LA 5 e SECTION. — Parmi les métaux de cettesection, le seul qui mérite de nous occuper est le mercure.

MERCURE. — Historique et usages. — C’est un des métaux lesplus anciennement connus, et un de ceux sur lequel les chimistesse sont le plus exercés. 11 a été particulièrement étudié par lesalchimistes, qui le regardaient comme de l’argent imparfait et lenommaient vif argent. Leurs recherches , quoique dirigées versun but qu'ils n’ont point atteint, ont cependant donné des résul-tats d’une grande utilité. On se sert du mercure pour recueilliret mesurer les gaz, pour fabriquer des thermomètres et les baro-mètres. Allié à l’étain il constitue l’étamage des glaces ; com-biné au soufre il est employé en peinture, sous le nom de ver-millon. En médecine il sert de base à des médicaments d’unegrande utilité.

Etat. — Le mercure existe dans la nature sons huit états prin-cipaux : 1° métallique, 2° sulfure , 3° sulfure zineifère, i° bi-sulfure zineifère, 5° séléniure, 6° protochlorure, 7° iodure,8° amalgame d’argent.