PLOMB. 181
peu volatil. 11 est doué d’une odeur et d’une saveur très-désa-gréables. La plupart de ses combinaisons sont des poisons.
A la température ordinaire Pair sec ne l’altère pas ; l'air humidele couvre de vert-de-gris ou hydrocarbonate cuivrique. Chauffé àl’air sans être fondu, il se recouvre d’écailles de protoxyde;fondu, il s’imbibe du protoxyde. Le cuivre ne décompose l’eau àaucune température. L’acide nitrique l’oxyde elle dissout; l’acidesulfurique étendu le convertit par l’intermédiaire de l’air en sul-fate cuivrique; concentré, il l’attaque avec dégagement d’aeidesulfureux. L’acide chlorhydrique attaque le cuivre divisé. Lesacides végétaux ne l’attaquent que par l’intermédiaire de l’air ;les huiles grassessc comportent comme les acides végétaux. Cettepropriété explique cette particularité si connue que les matièresalimentaires que l’on fait bouillir dans du cuivre bien décapé nedeviennent vénéneuses en se chargeant de cuivre que par le re-froidissement; c’est seulement alors que l’air peut traverser laliqueur, pénétrer jusqu’au cuivre et favoriser sa dissolution.
L’eau qui contient une petite quantité de sel marin agit forte-ment sur le cuivre; une solution concentrée ne l’attaque pas,parce que celle-ci ne contient pas d’air. Le soufre, le sélénium,le phosphore et l’arsenic sc combinent avec le cuivre à l’aide, de lachaleur. Le chlore et le. brome s’y combinent avec dégagement delumière. 11 s’allie avec tous les métaux, excepté le 1er et le plomb.
l’LOMB. — Désigné par les anciens chimistes sous le nom deSaturne , c’est un des métaux le plus anciennement connus; ilfut l’objet de nombreux travaux des alchimistes qui espéraient leconvertir en argent.
Le plomb se trouve le plus souvent à l’état de sulfure, quel-quefois combiné avec le sélénium et le tellure, quelquefois àl'état de sulfate, carbonate, phosphate, chromate, molybdate,tungstate, arséniate , et à l’état d’aluminalc hydraté.
Extraction. — Le minerai de plomb le plus abondant et celuique l’on emploie de préférence est le sulfure (galène). On séparele soufre : 1° en oxydant et en sulfalisant une portion de sulfure,par une légère chaleur, puis en mélangeant du sulfure non grillé,et en élevant la température ; il en résulte du gaz sulfurent etdu plomb métallique. On répète le grillage et le brassage jus-qu'à ce qu’on ait formé un excès d’oxyde qu’on réduit par lecharbon. Quand le sulfure que l’on traite contient beaucoup degangues, on a soin de les éliminer en ajoutant des matières sus-ceptibles de former avec elles des combinaisons ; sans cette pré-caution elles entraîneraient une grande quantité de plomb.
Quand on emploie un minerai pur et que le fer coûte peu,
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