ALLIAGES DES MÉTAUX. 194
pérature (''levée, et alors le cuivre s’oxyde, tandis que l’argentreste pur. Pour obtenir l’alliage le plus employé, on fond dans uncreuset 9 parties d’argent et 1 de cuivre. -
C’est avec cet alliage qu’on fait en France toute la monnaie d’ar-gent.
Si, au lieu des proportions précédentes, on emploie 4 parties decuivre sur une d’argent, on obtient l’alliage des petites pièces de10 centimes ou la monnaie de billon. Celui que l’on emploie pourles ouvrages d’orfèvrerie est formé de 9 parties et demie d’argentet d’une demi-partie de cuivre, quand on doit en faire des couvertset de la vaisselle; au lieu que celui que l’on destine à la fabrica-tion des bijoux, etc., est formé de 8 parties d’argent et de 2 decuivre.
Les différentes quantités d’argent qui composent l’alliage con-stituent son titre, qui est d’autant plus élevé que l’alliage est plusriche en argent. Ainsi on dit de l’argent de monnaie qu’il est autitre de 900/ 1000 cs ; celui de billon au titre de 200/l000 es , et celuiqu’emploient les orfèvres, tantôt au titre de 950/1000 es , tantôt àcelui de 800/1000 es .
Essai des alliages de cuivre et d'argent. — Ces analyses sontsouvent indispensables pour déterminer le titre de ces alliagesemployés pour les monnaies ou pour la bijouterie. Il est un pro-cédé très-anciennement connu sous le nom de coupellation, qui apour but de séparer de l’or ou de l’argent les métaux étrangers,en chauffant fortement l’alliage dans un vase appelé coupelle , quiestcomposé de matières qui absorbent les oxydes étrangers qui seforment, et le métal noble reste seul et brillant. Pour que le dé-part des métaux étrangers puisse s’effectuer, il est indispensabled’allier la matière que Ton veut essayer avec une certaine propor-tion de plomb, dont l’oxyde, en se formant, entraîne les oxydesdes métaux étrangers. Le bismuth peut être substitué au plomb.La coupellation exige, comme condition indispensable, que lesscories aient la faculté de s’imbiber dans la coupelle. Ce moded’analyse, remarquable par sa grande simplicité, ne donne pointdes résultats d’une exactitude suffisante.
Un nouveau procédé, dit par la voie humide, a été introduitdans le laboratoire du bureau de garantie par M. Gay-Lussae. Lenouveau procédé consiste à déterminer le titre des matières d’ar-gent par la quantité d’une dissolution de sel marin titrée, néces-saire pour précipiter exactement l’argent contenu dans un poidsdonné d’alliage. Ce procédé est fondé sur les principes suivants.L’alliage, préalablement dissous dans l’acide nitrique, est mêléavec une dissolution titrée de sel marin qui précipite l’argent à