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Chimie / A. Bouchardat
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100 CHIMIE.

tes; le second, à faire des garnitures de couteaux, mouchct-tes, etc.; le troisième, à préparer les objets laminés; le dernier, èfabriquer les objets qui doivent être soudés, tels que chaudières,éperons.

MAILLECIIORT. — Cet alliage, fabriqué à Paris , est d’une très-belle couleur blanche, imitant bien l’argent; il contient: cuivre,0,652; —nickel, 0,108; — zinc, 0,130; — fer, 0,034 ;—étaincobalt, 0 , 02 . — L’addition de fer rend les alliages beaucoup plusblancs, mais en même temps plus aigres.

ALLIAGES I)E CUIVRE ET D’ÉTAIN . — Us étaient très-em-ployés par les anciens, qui s’en servaient pour faire leurs armesou leurs instruments aratoires. On s’en sert pour faire les alliagesclés cloches, des canons , et pour faire les objets moulés. — Lebronze ou airain qui sert pour les canons contient 0,080 a 0,t2d'étain ; le bronze pour statues contient 0,20 d’étain. C’est aussi lucomposition du tam-tam ou gonz des Chinois, dont la densité estde 8,933. M. d’Arcet a reconnu qu’il peut être forgé à une très-basse température, qu’il acquiert par la trempe assez de ductilitépour être travaillé au marteau; clque, si on le laisse refroidir lcn-temenl après l’avoir chauffé jusqu'il un certain degré, il devientdur, cassant et extrêmement sonore.

ALLIAGES DE ZINC ET DE CUIVRE. — Ils sont d’un grandusage et connus sous le nom de laiton , cuivre jaune , or deManheim , métal du prince Robert, chrysocale. — Le zinc pâlit lacouleur du cuivre; dans de certaines limites, il donne un beaujaune, d’or ; en plus grande proportion, il donne le jaune verdâtre ;et colin, lorsqu’il entre pour moitié dans l’alliage, il est gris-bleudtre. Voici la composition du meilleur laiton de Jemmapes ••cuivre, 0,611 ; zinc, 0,336 ; plomb, 0,020; étain, 0,03. Le chry-socale contient peu de zinc ; cuivre, 0,81 ; zinc, 0,080 ; étain, 0,005.On fabrique en Angleterre un alliage triple recherché pour fairedes couteaux, pour enlever la couleur de s cylindres, pour impri-mer les étoffes; cuivre, 0,815 ; zinc, 0,105; étain,0,080.

ALLIAGE^D’ANTIMOINE ET DE l’LOMB. ( Caractères d'impri-merie.) —Solide, malléable, beaucoup plus dur que le plomb, fu-sible au-dessous du rouge cerise, absorbe l’oxygène à une tem-pérature élevée, en formant un antimonüe de plomb. On l’obtienten fondant 20 parties d’antimoine et 80 de plomb ; quelquefois ony ajoute quelques centièmes de cuivre. On s’en sert pour faire lescaractères d’imprimerie.

ALLIAGES D’ARGENT ET DE CUIVRE. — Les différents al-liages de cuivre et d’argent employés sont blancs, moins ductileset plus fusibles que l'argent, n’absorbant l’oxygène qu’à une tem-