196 CHIMIE.
ture élevée par l’iode; l’oxygène se dégage et l’iode s’unit aumétal.
Les protoxydes d’étain et de cuivre passent à l’état de peroxy-de , tandis qu’une portion de métal se combine à l’iode. Il paraîts’unir aussi à la baryte, la strontiane et la chaux, et être sansaction sur les autres oxydes.
Par l’intermède de l’eau, il se forme toujours un iodate auxdépens de l’oxygène de l’acide, et un iodure par la combinaisondu métal réduit et d’une partie de l’iode.
Action du chlore. — Le chlore a sur les oxydes une action quimérite quelque attention. Si l’on fait passer un courant de chloresur un oxyde métallique, exposé dans un tube horizontal placéet porté au rouge, on remarque que l’oxygène est dégagé et quele chlore se substitue à sa place. 11 ne paraît y avoir que les oxydesde la 2 e section qui soient exceptés de cette règle.
Si, au lieu d’agir ainsi, on fait passer un courant de chloredans une eau tenant en dissolution ou en suspension un oxyde,celui-ci sera en partie décomposé ; son métal mis à nu formeraun chlorure avec une portion de chlore ; et son oxygène, s’unis-sant à une partie du chlore, formera de l’acide hypochloreuxqui s’unira à l’oxyde non décomposé. Si la dissolution est concen-trée , ou si la chaleur s’élève pendant la réaction , alors une por-tion d’oxygène, au lieu de se combiner avec une nouvelle pro-portion de chlore pour former un hypochiorile, s’unira à l’acidehypochloreux , déjà formé pour le faire passer à l’état d’acidechlorique ; de là la présence des chlorates dans les produits deces sortes de réactions.
Action (les métaux. — L’action des métaux sur les oxydes mé-talliques dépend de leur affinité réciproque pour l’oxygène. Sidonc le métal appartient aux premières sections, et l’oxyde, aucontraire, aux dernières, le métal pourra décomposer l’oxyde,s’emparer de son oxygène et réduire l’autre métal : celui-ci, rendulibre, pourra, dans beaucoup de circonstances, se combiner aumétal décomposant, et ce dernier s’y trouve en excès; il résultede cela que le potassium, le sodium et les autres delà l rc sectionpourront décomposer tous les oxydes, à l'exception de ceux de la2 e section. Quelquefois ces décompositions ne sont que par-tielles ; c’est quand le métal décomposant ayant une affinité pourl’oxygène à peu près égale à celle du métal de l’oxyde, cet oxydese trouve porté au summum d’oxydation ; alors l’autre métals’empare de l’excès d’oxygène. Cette décomposition partielle peutencore être sollicitée par une foule de causes que nous ne croyonspas devoir rapporter ici.