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4° E» décomposant un nitrate par la chaleur; dans Ce cas, l’a-cide nitrique se décompose en bioxyde d’azote ou acide hypoazo-tique, et en oxygène qui se dégage ou se fixe sur l’oxyde qu’il faitpasser à un degré d’oxydation supérieur;
5° On peut encore oxyder un métal par l’acide nitrique ; dansce cas, on retombe dans les conditions du quatrième procédé;
0° Enfin on peut obtenir quelques oxydes suroxygénés en dé-composant un sel soluble au milieu de l’eau oxygénée, ou bien enmettant en contact l’oxvde à l’état d’hvdrate avec le bioxyde d’hy-drogène.
g VIII. Oxydes métalliques. Etude particulière.
OXYDES DES MÉTAUX DE LA l™ SECTION. — Ces oxydessont en général des bases puissantes et dont l’élude est très-im-portante. Ce sont des corps blancs, solubles dans l’eau, d’une sa-veur caustique caractéristique; on peut diviser ces oxydes en deuxséries bien naturelles : 1° les alcalis comprenant la potasse, lasoude, la lithinc; 2° les terres alcalines ou la baryte, la strontianeet la chaux. Ces bases peuvent en général absorber une nouvelleproportion d’oxygène et former ainsi des suroxydes qui ne sontpoint employés, mais dont l’histoire présente des particularités in-téressantes.
PROTOXYDE DE POTASSIUM (Potasse , alcali végétal). — Hest connu depuis très-long-temps; mais ce n’était que, combiné àl’acide carbonique et d’autres sels. Berthollct, en 1781), parvintà le séparer des matières étrangères auxquelles il était uni, et cefut Davy qui montra le premier que c'était l’oxyde du métal quenous avons étudié précédemment sous le nom de potassium.
Cet oxyde est blanc, extrêmement caustique, plus pesant que lepotassium ; il verdit fortement le sirop de violette ; sa fusion a lieuà la chaleur rouge. II attire puissamment l’humidité et l’acidecarbonique de l’air. Cet oxyde n’est employé dans les arts et lamédecine qu’à l’état d’hydrate.
HYDRATE DE PROTOXYDE DE POTASSIUM (Hydrate de po-tasse, potasseàValcool, pierre à cautère). —Blanc, solide, fusibleau-dessous de la chaleur rouge ; il est susceptible, dit-on, dosevolatiliser. Sa densité est plus grande que celle de l’eau.
Exposé à l’air, il en attire l’humidité, l’acide carbonique, et serésout en liqueur. Aune, chaleur rouge, il peut absorber l’oxygèneet se transformer en peroxyde de potassium. Exposé à l’actionde la pile, il est décomposé en potassium et en oxygène.
La potasse se rencontre dans les cendres des végétaux, coin-