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Chimie / A. Bouchardat
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209
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UflDE ARSÉNIEUX. 209

<m le jette peu à peu sue du uitre qui se trouve à l'état de fusiondans un tube de verre fermé par un bout. Le sulfure d’arsenies’oxyde avec une faible efferveseence et sans déflagration ; alorson dissout le sel qui reste dans quelques gouttes ou dans le moinsd’eau possible; on ajoute à la liqueur un excès d’eau de chaux eton la fait bouillir pour rassembler l’arséniate calcique. On exposece sel à une légère chaleur rouge, on le mêle avec du charbonrécemment rougi et on introduit le mélange dans un tube deverre fermé par un bout el'lilé. On commence par chauffer dou-cement le tube afin de chasser l’humidité que, le mélange pourraitavoir absorbée ; puis on expose le fond à la flamme du chalumeaujusqu’à ce que le verre commence à fondre. L’arseiiie est alors ré-duit et se rassemble dans la portion étroite où il sc trouve ré-parti sur une surface si petite (pie les doses les plus faibles peu-vent être reconnues. Il suflit d’un 1/2 centigramme de sulfured’arsenic pour avoir une réaction décisive.

Quand on ajoute de l’acide borique au mélange précédent, laréduction s’opère à une température moins élevée ; mais commecet acide entre toujours en fusion et se boursoufle, il est préférablede ne pas l’employer.

VrocédédeMarsh. —Le procédé précédent est aussi sur qu’exact ;mais aujourd’hui on emploie un moyen beaucoup plus sensible,et que des débats judiciaires et académiques ont rendu très-cé-lèbre; je veux parler du procédé de Marsh. Je vais l’exposerd’après le rapport d’une commission de l’Académie des sciences .On m’excusera, à cause de l’importance du sujet, d’entrer dansdes détails qui sont peut-être un peu trop spéciaux pour un ou-vrage de la nature de celui-ci.

« On sait, par les expériences de MM. Stromeycr, Thénard ,Soubeiran, etc., que l’hydrogène arséniqué se décompose à unetempérature peu élevée; qu’il suflit défaire passer ce gaz parmitube chauffé au rouge sombre pour le décomposer en hydrogènepur qui sc dégage, et en arsenic métallique qui vient se condenserdans la partie antérieure plus froide du tube.

» D’un autre côté, quand on enflamme le gaz hydrogène arsé-niqué, l’élément le plus combustible, l’hydrogène brûle le pre-mier; et si l’on place dans la flamme un corps froid, l’arsenic sedépose en grande partie à l’état métallique.

» Toutes les fois que, l’on dégage de l’hvdrogène d’une liqueurqui renferme en dissolution de l’acide arsénieux ou de l’acidearséniqué, le gaz hydrogène est accompagné d’une certainequantité d’hydrogène arséniqué , dont on peut constater la pré-sence par une des réactions que nous venons d’indiquer.

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