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instants. On préféra se soi-vir des flacons ordinaires des labora-loires pour sonmetlre les liqueurs suspectes au dégagement dugaz hydrogène. Ce dégagement devenait continu, au lieu d’êlreintermittent comme dans l’appareil primitif de-Marsh. »
Ainsi Mohr employa la lampe philosophique que nous avons fi-gurée (pag. 10). M. Orfila lit usage d’un appareil très-analogue àcelui de Mohr; cependant il en diffère par la courbure du tube(iig. 38). Il y availbicn là un inconvénient, celui de perdre au com-mencement de l’expérience une petite quantité de gaz que l’on nepouvait pas enflammer tout de suite, parce qu’il fallait attendre quel’air fùtentièrement expulsé ; mais cet inconvénient peut être fa-cilement évité en commençant d’abord par chasser ‘ tementl’air du flacon au moyen de. l'hydrogène pur obtenu par la réac-tion de l’acide sulfurique seul surlezinc,el introduisant ensuite laliqueur à essayer au moyen d’un tube de sûreté adapté au fla-con. C’est ce qu'a fait M. Chevalier dans l’appareil qu’il a pro-posé (lig. 39).
Ce dernier chimiste, conjointement avec M. Orfila, employa,dans une expertise, un appareil où se trouvent mis en pratiqueles modifications proposées par MM. Liébig et Berzélius . Le gazhydrogène se dégage du flacon (lig. 40) ; on introduit par le tubeen S la liqueur suspecte; et on chauffe avec une lampe le tubehorizontal, on enflamme l’hydrogène dans le ballon qui terminel’appareil ; et si de l’hydrogène arséniqué est échappé à la chaleurd composante de la lampe, il brûle et se convertit en acide arsé-nieux qui se dépose sur les parois du ballon, où l’on peut le re-cueillir pour l’introduire de nouveau dans l’appareil.